Dans son rapport parlementaire, publié ce mardi, le député UDR préconise une "refonte totale ou partielle du fonctionnement des grandes entités" de l'audiovisuel public "à commencer par France Télévisions et Radio France".
Le député UDR Charles Alloncle estime que l'audiovisuel public est en "crise" financière, administrative, et aussi en raison d'une "perte de contact avec les attentes des Français", dans son rapport issu des travaux de la commission d'enquête sur le secteur, publié ce mardi 5 mai.
"Il semblerait, en synthèse, que notre audiovisuel public soit inadapté aux enjeux de notre époque", écrit-il en préconisant une "refonte totale ou partielle du fonctionnement des grandes entités du secteur, à commencer par France Télévisions et Radio France".
Près de 80 recommandations
Dans ce rapport de quelque 400 pages, le député ciottiste dénonce, en outre, "un certain nombre de dysfonctionnements, dont le plus grave est sans équivoque le désengagement des autorités de tutelle et de contrôle, lequel a permis les dérives de ce service public". Il vise par là l'État et la Cour des comptes notamment.
Charles Alloncle formule près de 80 recommandations, qui soumettraient en particulier France Télévisions à une cure d'austérité.
Issu de six mois de travaux de la commission, sous haute tension, le rapport est très critiqué par la gauche et les députés du bloc central de la commission d'enquête, qui accusent Charles Alloncle de vouloir affaiblir France Télévisions et Radio France.
Dans la foulée du vote pour sa publication, il y a une semaine, le président du parti d'extrême droite le Rassemblement national, Jordan Bardella, a promis qu'il engagerait "la privatisation de l'audiovisuel public" s'il accède au pouvoir.