Le chef de l'État a chanté le classique de Charles Aznavour durant le dîner d'État auquel il participait lundi soir aux côtés du président et du Premier ministre arméniens.

Petit interlude musical pour Emmanuel Macron lors du dîner d'État auquel il participait lundi soir à Erevan, en Arménie. Le président de la République s'est saisi du micro pour interpréter La Bohême, titre emblématique de Charles Aznavour, artiste incarnant les liens très étroits entre les deux pays.

Le chef de l'État n'était pas seul pour pousser la chansonnette puisqu'il était accompagné du président arménien au piano, Vahagn Khatchatourian. Le Premier ministre, Nikol Pachinian, complétait ce trio improvisé à la batterie. Vahagn Khatchatourian s'est ensuite lancé dans uen interprétation des Feuilles mortes, titre écrit par Jacques Prévert et rendue célèbre dans sa version chantée par Yves Montand.

Emmanuel Macron n'en est pas à son coup d'essai avec La Bohème. Le président de la République s'était déjà emparé de ce classique de la chanson française en octobre 2023, au cours d'un dîner organisé au palais de l'Élysée avec de grands noms de la mode comme Pharrell Williams et Naomi Campbell. Emmanuel Macron était alors flanqué au piano du compositeur et chef d'orchestre américain Jon Batiste.

Une "relation singulière" entre la France et l'Arménie

Arrivé en Arménie lundi matin où il participait au sommet de la Communauté politique eurpéenne (CPE), le chef de l'État doit achever sa visite d'État mardi dans ce pays de trois millions d'habitants à la fibre très francophile. Le président français a ainsi été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'État aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Emmanuel Macron a de son côté rappelé la "relation singulière" entre les deux pays, de l'accueil à Marseille des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première Guerre mondiale à la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie.

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a rappelé Emmanuel Macron.

Illustration supplémentaire de ces rapports étroits entre Paris et Erevan, le chef de l'État et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian doivent signer ce mardi un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays.