Des partisans du Bharatiya Janata Party (BJP) célèbrent leur avance lors du dépouillement des élections à l’Assemblée législative du Bengale-Occidental, près du siège du parti à Calcutta, le 4 mai 2026. DIBYANGSHU SARKAR/AFP
L’Inde est ébranlée par un nouveau séisme politique. Le Bengale-Occidental, cette terre rebelle dirigée pendant trente-quatre ans par les communistes puis par une femme à poigne, Mamata Banerjee, du Trinamool Congress, un parti régional, a basculé dans les mains du parti de Narendra Modi. Lors d’élections locales, la victoire écrasante du Bharatiya Janata Party (BJP) et les circonstances font craindre un scrutin biaisé. Le Bengale-Occidental était l’un des derniers bastions de résistance aux nationalistes hindous. Cet Etat frontalier du Bangladesh compte 100 millions d’habitants, dont 30 % de musulmans, une minorité très hostile au parti de Modi, accusé de vouloir en faire des citoyens de seconde zone. « La politique de bonne gouvernance du BJP a triomphé », s’est félicité Narendra Modi, sur les réseaux sociaux, saluant une « victoire record ».
Le BJP a remporté 206 sièges sur 294. Mais ce résultat net, massif, ne peut pas être découplé des manœuvres qui ont précédé le scrutin. « Cette élection a été la plus entachée de l’histoire électorale indienne », souligne le quotidien The Hindu.
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