Douzième jour de mobilisation pour les grévistes des cliniques Saint-Pierre à Perpignan et Médipôle Saint-Roch à Cabestany (Pyrénées-Orientales). Les deux établissements font partie du groupe privé Elsan. « La reconduction de la grève est votée chaque matin lors d’une assemblée générale », indique Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT à la clinique Médipôle Saint-Roch. Selon cette infirmière, près de 70 % des 600 salariés de la clinique ont cessé le travail.
Au cœur des revendications, une revalorisation des salaires ainsi qu’une amélioration des conditions de travail. « La direction ne nous propose que des primes et refuse de nous accorder quelque chose de pérenne, en cohérence avec l’inflation. Sauf que nos factures, elles, nous les payons bien tous les mois », insiste Anne-Laure Affani.
Sur le terrain, les conditions de travail « se dégradent depuis deux ans », pointe l’infirmière. « Cela se traduit par exemple par des changements de service en pleine journée ou du jour au lendemain. Il n’y a aucune prise en compte de l’ancienneté dans les services. Cela impacte directement la prise en charge humaine des patients. »
Conditions de travail et salaires au cœur du conflit
Même ras-le-bol au sein de la clinique Saint-Pierre à Perpignan rapporté par Sandrine Desmet, infirmière en oncologie et secrétaire générale de la CGT Saint-Pierre : « la direction propose une prime de 200 euros mais ce n’est pas ce que les salariés demandent : ils veulent une augmentation de leur salaire. Certains d’entre eux ont 17 années de boîte et encore une ligne complément de smic sur leur feuille de paie. Ce n’est pas normal. L’annonce qu’il n’y aurait pas de primes cette année a mis le feu aux poudres. »
À propos des conditions de travail, « cela fait un an que le CSE tire la sonnette d’alarme. Une pétition a été signée en ce sens au mois de mars, rassemblant plus de 400 signatures sur les 500 salariés que compte la clinique. On demande des changes basiques comme du matériel qui améliore le travail au quotidien »