FRED PEAULT
Après son baccalauréat scientifique, Tristan Rodriguez, 19 ans, n’avait pas envie de s’embarquer dans des études trop longues. Souhaitant rapidement « voyager et aider les gens », le jeune homme originaire du sud de Lyon, avec plusieurs années de bénévolat au Secours populaire à son actif, a frappé à la porte de Bioforce. Ce centre de formation, situé à Vénissieux, propose des formations certifiantes pour travailler dans l’humanitaire. Tournées vers la pratique, « elles sont assez reconnues par les organisations de solidarité », précise l’étudiant en première année de bachelor en logistique humanitaire. Il compte bien sur cette renommée pour « se faire une place dans un secteur qui n’est pas au top de sa forme en ce moment… », précise-t-il, en souriant de son euphémisme.
Depuis plus d’un an, les étudiants en humanitaire comme lui voient en effet passer avec anxiété les messages alarmistes sur l’état d’un secteur dont ils rêvent parfois depuis longtemps. En cause, les récentes coupes drastiques dans l’aide publique au développement en France et ailleurs, dans la foulée de celles effectuées par l’administration Trump sur le programme Usaid aux Etats-Unis. « En deux ans, les coupes budgétaires successives ont réduit de moitié les moyens qui permettent d’agir auprès des plus vulnérables », chiffraient, en mars, des dirigeants d’ONG dans un appel intitulé « La solidarité internationale ne doit pas disparaître dans le silence ».
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