Une plainte qui vise bien le député UDR Si Charles Alloncle a dénoncé une « fake news » quant à une plainte « qui aurait été déposée » à son encontre, il est bien visé par une association. Dans une plainte contre X déposée ce samedi auprès du Parquet national financier (PNF), l'association AC!! Anti-Corruption a pointé les liens présumés entre le rapporteur de la commission et la direction de Lagardère News, société de Louis Hachette Group dont la famille Bolloré est le premier actionnaire. L'association estime que le rapporteur a influencé la teneur des débats en posant des questions suggérées par la direction de Lagardère News afin qu'ils en tirent tous deux des intérêts. Si la plainte est bien déposée contre X pour prise illégale d'intérêts et trafic d'influence, le député UDR y est bien expressément cité et visé.

Charles Alloncle quitte la conférence de presse Le député UDR a terminé sa prise de parole, après un peu moins d'une heure devant les journalistes.

La passe d'armes se poursuit par conférences interposées Entre un avant-propos au vitriol de Jérémie Patrier-Leitus dans le rapport et les répliques de Charles Alloncle, la joute verbale se poursuit entre les deux hommes, qui se remettent mutuellement en cause. Dernière pièce dans la machine en date : le rapporteur maintient que le président a suspendu de manière abusive le déroulé de la commission.

Les Molière et Merwane Benlazar ciblés Sur les Molière, Charles Alloncle déclare ne pas avoir vu la cérémonie, mais s'insurge de la présence de Merwane Benlazar, humoriste qui avait été critiqué pour des propos sur les réseaux sociaux et après une chronique dans l'émission « C à vous ». Le rapporteur évoque une cérémonie qui a « choqué de nombreux Français ».

« Ces recommandations méritent un vrai débat » « Je m'étonne de la communication institutionnelle sur les comptes de France Télévisions très peu de temps après sa publication », souligne Charles Alloncle, avant d'enchaîner sur les réactions de Delphine Ernotte. « Je ne suis pas dupe de la réaction de M. Lecornu, ni de celle de Mme Ernotte. Ca traduit un prisme, un biais, un positionnement politique dans la droite ligne de la tentative de discrédit dont nous avons fait l'objet. Alors que ces recommandations méritent un vrai débat. Je n'ai vu aucune piste de proposition de M. Lecornu, ni de Delphine Ernotte, dans une stratégie de défense. Je ne doute pas que les parlementaires feront des contre-propositions ».

Une volonté de « sanctuariser » des grandes compétitions sportives « Quatre milliards d'euros par an, c'est une somme colossale, il y a des efforts à faire, particulièrement pour le genre des jeux, omniprésent qui pénalise des contenus culturels, d'information, qui sont moins assumés et moins rentables pour les chaînes privées ». Audiovisuel public : "Je propose une réduction de trois quarts du budget des jeux, parce qu'il y a une omniprésence de ce genre", fait savoir Charles Alloncle. "On attend autre chose d'une chaîne du service public." pic.twitter.com/BgM6wWPIFx — LCP (@LCP) May 5, 2026 « On attend autre chose du service public que du divertissement dans ces proportions là. Sur le sport, j'ai lu beaucoup de fausses informations. Je n'ai jamais été appelé, je n'ai jamais eu le droit au contradictoire. J'ai pu lire que je tenais à la suppression du Tour de France. Au contraire, il faut sanctuariser ces grandes compétitions. (…) Et vous pouvez éviter d'aller vendre au privé des compétitions en faisant des économies sur d'autres compétitions. La réduction est assez minime par rapport à l'ampleur du budget. Avec 150 millions d'euros, on peut largement sanctuariser le Tour de France, Roland-Garros et le Six Nations ».

Un montant de plus d'un milliard d'euros d'économies avancé « Ce chiffre de plus d'un milliard d'euros d'économies est le résultat des 70 recommandations que je formule. C'est l'addition de l'ensemble des pistes d'économies que j'ai pu identifier. J'estime évidemment que ce n'est pas du jour au lendemain que les entreprises pourront réaliser un milliard d'euros d'économies. Il n'y a pas de biais idéologique, le chiffre n'est pas rond », explique encore Charles Alloncle.

Des documents qui n'ont pas été fournis au rapporteur « Beaucoup d'éléments importants qui devaient m'être versés m'ont été refusés. Le premier sont les fiches de paie et les contrats d'un animateur-producteur, Nagui. Dans les derniers jours de cette commission d'enquête, la société Banijay m'a refusé explicitement l'accès à ces documents », déclare Charles Alloncle. « Pendant des mois, on a essayé de savoir quelle était la part de capital américain de KKR, qui est au capital de Mediawan. (…) Ce document n'a pas été transmis », poursuit-il. « Les échanges mails entre la Cour des comptes et le secrétariat général de France Télévisions » n'ont également pas été communiqués au rapporteur. « Dans ces refus, je n'ai jamais été soutenu ni par la présidente de l'Assemblée nationale, ni par le président de la commission d'enquête, je le regrette », lance-t-il encore. Audiovisuel public : "Beaucoup d'éléments importants qui devaient m'être versés m'ont été refusés", déplore Charles Alloncle, qui cite notamment les contrats et fiches de paye de Nagui. pic.twitter.com/UFdNO39LwU — LCP (@LCP) May 5, 2026

Charles Alloncle s'explique sur son souhait d'avoir des éditorialistes issus de la presse d'opinion « Dans un gage de pluralisme, il serait bon d'ouvrir la voix à davantage d'opinions », poursuit le rapporteur au sujet de sa proposition de favoriser la pluralité des opinions chez les éditorialistes politiques issus de la presse d'opinion sur les canaux du service public. De quoi « développer un esprit critique » selon lui. « L'ADN, l'identité du service public tient aussi à ce pluralisme, cette expression de courants différents, confronter leurs idées ».

« Un devoir de réserve » pour les journalistes du service public ? Interrogé sur l'obligation de neutralité qu'il voudrait imposer aux journalistes du service public, Charles Alloncle évoque sur « un devoir de réserve », avec « une exigence supérieure de ne pas cliver, de rassembler les Français et de ne pas donner son opinion politique, lorsqu'on est dépositaire d'une mission de service public ». LP / Olivier Corsan

Charles Alloncle répond à Jérémie Patrier-Leitus Le rapporteur accuse le président de la commission parlementaire d'avoir communiqué des « fake news » à son encontre, notamment sur le sujet de la privatisation de l'audiovisuel public, dont il affirme avoir toujours été contre. « Il y a une forme de stratégie politique de la part du président qui a tout de suite voulu me ranger dans le camp de ceux pour la privatisation. Mais dans le rapport, pas une fois la privatisation n'y figure ».

« Je me félicite de ces travaux qui ont levé le capot de l'audiovisuel public » « Tous les Français, depuis la fin de la redevance, sont coactionnaires de ces entreprises. J'ai voulu leur donner à voir le rôle d'une commission d'enquête », poursuit le député UDR, qui souligne le bug qui touche le site de l'Assemblée nationale depuis ce matin. « Il y avait un vrai risque de censure de ces travaux, cela aurait été un véritable scandale démocratique. Je me félicite de ces travaux qui ont levé le capot de l'audiovisuel public. Les recommandations concernent l'assainissement de pratiques (…) dans l'objectif de défendre les missions précieuses de l'audiovisuel public ».

Le rapporteur dénonce de « fausses informations » diffusées à son égard « Ce ne sont que des recommandations, matière à débat. On ne doit pas censurer un travail parlementaire ni refuser le débat. » « J'ai été affecté par un certain nombre de fausses informations diffusées (…). J'aurais été la cible d'une plainte, c'est faux. On m'a expliqué que j'étais visé par une plainte pour prise illégale d'intérêt. Je trouve ça dommage qu'il y ait une tentative grossière de détourner l'attention médiatique à quelques heures de la publication du rapport ». Charles Alloncle nie également avoir préconisé la suppression de la diffusion d'événements sportifs d'ampleurs comme le Tour de France ou le Tournoi des Six nations.

Charles Alloncle souhaitait « braquer un projecteur » sur l'audiovisuel public « Le but était simplement de braquer un projecteur sur les dysfonctionnements et les dérives pour proposer des recommandations », affirme le député de l'Hérault, membre de l'UDR.

Charles Alloncle commence sa conférence de presse Le rapporteur de la commission d'enquête prend la parole devant les journalistes.

Une conférence de presse de Charles Alloncle très attendue Après la prise de parole de Jérémie Patrier-Leitus ce matin, place au rapporteur de la commission, Charles Alloncle, dès 14h30. La suite d'un marathon médiatique pour le député UDR, qui est notamment intervenu sur RTL, LCP, W9, franceinfo ou encore BFM TV depuis hier.

La députée Sophie Taillé-Polian évoque un rapport « aux méthodes biaisées » Secrétaire de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, la députée Génération.s du Val-de-Marne a à son tour émis des critiques sur le rapport publié par Charles Alloncle. « Nous devons au contraire renforcer son indépendance, permettre un financement pérenne pour des missions de service public plus ambitieuses dans des conditions de travail dignes ». Ce rapport aux méthodes biaisées préconise des fusions à tout va et un contrôle politique renforcé sur l'audiovisuel public.

C'est dangereux.

Nous devons au contraire renforcer son indépendance, permettre un financement pérenne pour des missions de service public plus… https://t.co/NYAyRA0TlX — Sophie Taillé-Polian (@STaillePolian) May 5, 2026

Un rapport « d'une piètre qualité » pour le député PS Emmanuel Maurel Le député socialiste du Val-d'Oise a déploré un rapport « pas du tout à la hauteur de ce que l'on attend d'un rapport parlementaire (…) privilégiant le buzz, le clash ». Il évoque un texte « ni fait ni à faire, assez décevant, pas du tout à la hauteur des enjeux ». Audiovisuel public : @emmanuelmaurel évoque "un rapport d'une piètre qualité (...) à l'image de la conduite des travaux". Il estime que "les grands enjeux de l'audiovisuel public [y] sont complètement occultés" et dénonce "un objectif de démantèlement qui est évident". #DirectAN pic.twitter.com/DEXzEmW7nO — LCP (@LCP) May 5, 2026

« Rien ne doit nous faire renoncer à informer, enquêter, révéler » insiste la patronne de France Télévisions « L’actualité politique s’intensifie déjà en vue de 2027 et, dans un climat de violence qui se généralise, nos concitoyens ont besoin d’une information fiable, rigoureuse et impartiale. Quand certains soufflent sur les braises de la polarisation, nous sommes là pour rassembler avec rigueur et calme. Quand certains nous accusent de parti-pris, nous devons accueillir tous les points de vue, même lorsqu’ils expriment une critique à notre égard », écrit encore Delphine Ernotte ce mardi matin dans un mail à l'attention des salariés du groupe audiovisuel public. « Nous n’appartenons ni à un camp, ni à un parti. Nous appartenons aux Français. Ils attendent de nous impartialité, rigueur et indépendance. Rien ne doit nous faire renoncer à informer, enquêter, révéler. Ni auto-censure, ni militantisme ».

« Nous continuerons à défendre le rôle et les missions du service public », réaffirme Delphine Ernotte aux salariés Dans un mail envoyé aux salariés de France Télévisions ce mardi matin, Delphine Ernotte continue de critiquer le rapport Alloncle, qu'elle estime « à charge ». « Les propositions finales du rapporteur traduisent la suite logique d’un programme écrit d’avance : instiller le doute pour justifier la remise en cause du service public, dans son ambition ou dans son existence même ». « Je veux être très claire : nous continuerons à défendre, avec détermination et sang-froid, le rôle et les missions du service public audiovisuel, poursuit-elle. Nous le ferons avec notre professionnalisme, avec notre intégrité, avec des arguments, avec des faits, avec la transparence qui s’impose à nous. Et sans nier les marges de progrès qui existent, car elles existent et nous devons les traiter avec lucidité ».

La CGT de France Télévisions s'inquiète d'un « scénario à la Orban » Dans un communiqué publié ce lundi en amont de la parution du rapport, le syndicat majoritaire au sein de l'audiovisuel public fait part de ses craintes dans le cadre de la publication du texte porté par Charles Alloncle : « Le rapport n’a qu’un seul but, salir notre entreprise, et ses salariés, pour l’affaiblir et s’assurer la mainmise dessus le moment venu. Un scenario à la Orban, voilà le véritable objectif et nous nous y opposerons sans relâche ».

France Télévisions dénonce un rapport qui « propose une vision élitiste de la télévision » Au-delà de la réaction de sa présidente, le compte officiel de l'audiovisuel public sur X a déploré que le rapport « élude tous les grands enjeux stratégiques d’un secteur audiovisuel en plein bouleversement ». ???? #AudiovisuelPublic | France Télévisions réagit au rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public.

Il propose une vision élitiste de la télévision publique et formule des orientations qui affaibliraient profondément l’offre pour le public et le… pic.twitter.com/Wq8S62vQXQ — France Télévisions (@Francetele) May 5, 2026

Patrier-Leitus sourit à TMC, Alloncle plombe W9 Du canal 9 au canal 10, les deux députés phares de la commission d'enquête parlementaire étaient chacun sur l'un des deux talk-shows les plus suivis en access prime-time. Charles Alloncle, invité de Cyril Hanouna dans « Tout beau tout n9uf » sur W9 a attiré 1,28 million de téléspectateurs (6,7 % du public) entre 20h17 et 21h03, puis 1,63 million (8,6 %) de 21h03 à 21h17, soit près de 200 000 habitués en moins comparé au lundi précédent. De son côté, chez les rivaux de « Quotidien », le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus a suscité l'intérêt de 1,38 million de curieux (7,3 %) de 20h10 à 21h04, avant une fin de programme juste au-dessus des 2 millions de fidèles entre 21h04 et 21h21 (10,8 % du public).

Les Molière y sont aussi allés de leur tacle Lors de la cérémonie qui récompensait les plus belles prestations théâtrales ce lundi soir, le maître de cérémonie Alex Vizorek n'a pas manqué l'occasion de tacler la commission, avec Laurent Stocker sous les traits du rapporteur Charles Alloncle. « C'est pas pour moi, c'est pour M. Bolloré, il veut racheter la cérémonie », avance le faux rapporteur. « Laissez-moi vous dire que s'il rachète la cérémonie, il n'y aura plus personne du métier dans la salle », réplique Alex Vizorek. « Ouais… Comme aux César, quoi », l'étrille son interlocuteur. .@NuitdesMolieres pic.twitter.com/GHIvUpwu99 — Jean-François Guyot (@JFGuyot) May 5, 2026

Jérémie Patrier-Leitus demande un changement des règles en commission Compte tenu des instrumentalisations personnelles et politiques des commissions d'enquête, le président de celle sur l'audiovisuel public interpelle Yael Braun-Pivet et « appelle urgemment à revoir les règles de ces commissions d'enquête afin de garantir que le travail de contrôle exigeant et essentiel qu'elles mènent se déroule dans un cadre rigoureux, digne et respectueux », en marge de sa conférence de presse.

Le RN vent debout contre la réaction de Sébastien Lecornu Depuis la salle des Quatre colonnes, le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a vivement réagi contre le Premier ministre, qui a déploré « une occasion manquée » après la publication du rapport Alloncle. « C'est quoi la vision de M. Lecornu sur l'audiovisuel public ? A part couvrir les dépenses somptuaires de Mme Ernotte et sa chambre dans les palaces à Cannes ? A part autoriser des voitures de fonction, des animateurs-producteurs qui s'en mettent plein les poches ? », dénonce-t-il au micro de LCP. "C'est quoi la vision de M. Lecornu sur l'audiovisuel public à part couvrir les dépenses somptuaires de Madame Ernotte et sa chambre dans les palaces à Cannes ?", tacle @JphTanguy, accusant le Premier ministre de "couvrir les vices d'un système qui coûte très cher aux Français". pic.twitter.com/9pchYTaFpg — LCP (@LCP) May 5, 2026

Des difficultés pour accéder au site Internet de l'Assemblée nationale Le site Internet de l'Assemblée nationale, sur lequel est publié le rapport de Charles Alloncle, connaît des difficultés d'accès. Peu avant 10 heures, la page dédiée au rapport était tout simplement inaccessible, les serveurs étant surchargés, a relevé sur X un journaliste de BFMTV. Sur le site de l'Assemblée nationale, la page dédiée au rapport Alloncle est HS: erreur 503 (serveurs surchargés). pic.twitter.com/897TtMT7Jk — Raphael Grably (@GrablyR) May 5, 2026 Actuellement, la page dédiée au rapport est accessible, mais le contenu des 400 pages ne s'affiche pas.

Fusion de France 2 et France 5 : Charles Alloncle plaide pour une « chaîne généraliste » Sur BFMTV, le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public revient sur la recommandation n°45 de son rapport : fusionner France 2 et France 5. « On pourrait faire le meilleur de France 5 et de France 2 sur une chaîne généraliste qui accorderait plus de place aux contenus culturels, aux documentaires, à l'information et à l'investigation », plaide Charles Alloncle. Supprimer France 5 « serait une perte immense pour le savoir, le décryptage, le documentaire, la connaissance et le débat »,a réagi quelques dizaines de minutes plus tôt Delphine Ernotte Cunci, patronne de France Télévisions.

Le MoDem redit son intention de publier un « contre-rapport » dans les prochaines semaines Sur ICI Breizh Izel, le député MoDem du Finistère Erwan Balanant dénonce le contenu du rapport de Charles Alloncle et promet un « contre-rapport » publié avant l'été. Pour le parlementaire, son collègue UDR « avait une volonté, casser l'audiovisuel public ».

Charles Alloncle « soupçonne » Sébastien Lecornu « de ne pas avoir lu le rapport » Sur BFMTV, le député UDR Charles Alloncle répond au Premier ministre, qui estime que son rapport sur l'audiovisuel public « passe à côté de l'essentiel ». « Je le soupçonne de ne pas avoir lu le rapport », lance le parlementaire, rappelant que l'épais document de plus de 400 pages a été publié ce mardi. Sébastien Lecornu juge que le rapport Alloncle sur l'audiovisuel public "passe à côté de l'essentiel"

???? "Je le soupçonne de ne pas avoir lu le rapport", estime le député UDR Charles Alloncle pic.twitter.com/Rk2oXEk63P — BFM (@BFMTV) May 5, 2026

Charles Alloncle « a fait le choix de l'hypermédiatisation », dénonce Jérémie Patrier-Leitus « Le rapporteur a fait le choix de l'hypermédiatisation qui a nui à la crédibilité et à la sérénité des travaux de la commission d'enquête », dénonce Jérémie Patrier-Leitus devant la presse. « Je regrette également l'utilisation massive des réseaux sociaux par le rapporteur. (…) Les auditions se sont souvent transformées en procès à charge », lance le député Horizons au sujet de Charles Alloncle, évoquant une « dérive des travaux de la commission ».

Jérémie Patrier-Leitus plaide pour « une réforme majeure des commissions d'enquête » « Cette commission d'enquête doit nous éclairer sur une réforme majeure des commissions d'enquête », plaide Jérémie Patrier-Leitus. « Il faut qu'elles puissent fonctionner de manière respectueuse et digne », ajoute-t-il. Les nombreuses auditions menées par le député Horizons et son collègue rapporteur Charles Alloncle (UDR) ont été marquées par de nombreuses polémiques ces derniers mois. « De trop nombreux incidents ont émaillé nos travaux », reconnaît le président de la commission d'enquête. « Je me désole de ce dévoiement du débat public », lance-t-il.

« Je n'ai pas entravé le travail » de Charles Alloncle, assure Jérémie Patrier-Leitus « Je n'ai pas entravé le travail du rapporteur » Charles Alloncle, se défend Jérémie Patrier-Leitus lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. « Jamais une commission d'enquête n'avait auditionné 234 personnes. Il a pu auditionner l'ensemble des personnes qu'il souhaitait auditionner », lance-t-il. Le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel explique que deux anciens présidents de la République, François Hollande et Nicolas Sarkozy, ont refusé de se présenter devant l'Assemblée nationale. Un droit pour les ex-locataires de l'Élysée, rappelle le député Horizons.

France Télévisions n'a pas à « commenter les travaux parlementaires », estime un député LFI « Je combats Charles Alloncle depuis des mois. Mais je ne suis pas d'accord pour qu'une entreprise publique se mette à commenter les travaux parlementaires », écrit sur X Aurélien Saintoul, député LFI des Hauts-de-Seine, en réaction au communiqué de France Télévisions. « Sa PDG, les syndicats ont raison de s'exprimer mais le groupe public n'a pas à le faire, à moins de défendre ses agents », estime-t-il. Dans son communiqué publié sur X, France Télévisions estime que le rapport de Charles Alloncle « propose une vision élitiste de la télévision publique et formule des orientations qui affaibliraient profondément l’offre pour le public et le secteur des industries créatives ».

« Demander des comptes à l'audiovisuel public n'est pas régler ses comptes », dit Charles Alloncle « Demander des comptes à l'audiovisuel public n'est pas régler ses comptes », assure Charles Alloncle, rapporteur de la commission, au micro de France Info. « Il y a eu des moments de friction, mais c'est aussi le rôle d'une commission d'enquête », plaide le député UDR. « On vient pour mettre le doigt sur d'éventuelles dérives (…) toutes les commissions d'enquête ont leurs moments de tension ». Commission d'enquête sur l'audiovisuel public : "Demander des comptes à l'audiovisuel public n'est pas régler ses comptes", assure Charles Alloncle, rapporteur de la commission. "Il y a eu des moments de friction, mais c'est aussi le rôle d'une commission d'enquête".#canal16 pic.twitter.com/RL05AUdCnV — franceinfo (@franceinfo) May 5, 2026

Rapport Alloncle : les 70 propositions chocs de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public Suppression de chaînes, réduction des coûts, remise en cause des statuts et exigence poussée de neutralité : c’est une reprise en main autant économique qu’idéologique de l’audiovisuel public que demande ce document, conclusion de six mois d’auditions très polémiques de la commission d’enquête parlementaire avec comme objectif de réaliser plus d’un milliard d’euros d’économies. Le Parisien vous propose un tour d’horizon des propositions.

« Des insinuations et des contre-vérités » : Delphine Ernotte dénonce le rapport « à charge » de Charles Alloncle sur l’audiovisuel public La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, a dénoncé ce mardi 5 mai sur X le rapport du député UDR Charles Alloncle sur l’audiovisuel public, un texte « à charge », « construit sur des insinuations, des approximations et des contre-vérités » et visant un « affaiblissement historique », selon elle. Dans ce rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public publié mardi, Charles Alloncle suggère de réduire drastiquement le périmètre de France Télévisions, pour participer à un effort de plus d’un milliard d’euros d’économies dans le secteur. « Ce que propose ce rapport, c’est le plus grand plan social de l’histoire culturelle française », dénonce Delphine Ernotte Cunci. Delphine Ernotte, ici le 8 avril 2026 à l'Assemblée nationale. AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Sébastien Lecornu estime que le rapport d'Alloncle est une "occasion manquée" et "passe à côté de l'essentiel « Le Gouvernement prend acte du rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public », écrit sur X Sébastien Lecornu. Le Premier ministre déplore que le document, rédigé par le député UDR Charles Alloncle, « passe malheureusement à côté de l’essentiel », évoquant « une occasion manquée ». « Des réformes seront nécessaires. Certaines sont déjà engagées. D'autres doivent venir, seul moyen de protéger le service public, les journalistes et équipes techniques qui le font vivre avec professionnalisme. Mais cela doit répondre à une vision. Ni démantèlement, ni immobilisme », plaide le locataire de Matignon.