« Une troisième personne à bord présente désormais des symptômes, ce qui porte à trois le nombre de personnes qui ont signalé par une forte fièvre et/ou des symptômes gastro-intestinaux et restent à bord », a ainsi précisé l’OMS.

Des premiers symptômes 15 jours après la contamination en moyenne

Les hantavirus sont des virus présents chez les rongeurs, comme les rats et les mulots, sur tous les continents. Ils peuvent se transmettre à l’homme par inhalation « des gouttelettes de salive ou d’urine en suspension dans l’air, ou des poussières d’excréments provenant de rongeurs sauvages infectés », indique le ministère de la Santé.

Plus rarement, la transmission peut survenir lors d’un contact entre une matière contaminée et la peau éraflée par exemple ou par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés.

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En France, c’est le virus Puumala qui est essentiellement responsable de la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), l’une des deux maladies les plus communes causées par une infection à hantavirus. La durée d’incubation, soit le temps écoulé entre l’infection et l’apparition des premiers signes de la maladie, est généralement de 15 jours. Plus rarement, les symptômes peuvent se manifester au bout d’une semaine seulement et jusqu’à six semaines au total.

Des symptômes grippaux à la détresse respiratoire

L’infection, le plus souvent bénigne, peut être asymptomatique. Dans d’autres cas en revanche, la maladie peut s’avérer grave. Les premiers signes sont ceux d’une grippe classique, avec de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, abdominales ou thoraciques et des frissons.

L’évolution peut être brutale. Dans le cas de la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) que l’on retrouve en Europe et en Asie, l’hantavirus peut être à l’origine de dysfonctionnements rénaux, voire d’une insuffisance rénale aiguë. D’après l’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP), jusqu’à 15 % des personnes contractant la maladie peuvent succomber à la maladie selon le type de virus.

« Des troubles fugaces de la vision, de type « myopie aiguë » sont évocateurs de fièvre hémorragique à syndrome rénal », rappelle le ministère de la Santé, qui conseille de consulter un médecin si ces symptômes surviennent dans les deux mois qui suivent une activité en forêt, la manipulation de bois ou le nettoyage d’une pièce laissée longtemps inhabitée. Un bilan sanguin permettra alors d’établir le diagnostic.

Pour le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), surtout présent sur le continent américain, la maladie peut évoluer vers une détresse respiratoire (essoufflement soudain, sensation d’oppression thoracique). Une réanimation est parfois nécessaire. La létalité de cette forme d’infection est de 38 %, estiment les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains.