ReportageBerceau du cinéma et port au riche passé industriel, la petite cité provençale offre, en lisière du parc national des Calanques, un havre de douceur à quelques kilomètres de Marseille.

La Ciotat, ses 7 kilomètres de plages, ses quatre ports de plaisance, sa promenade en bord de Méditerranée plantée de palmiers… Derrière la carte postale, bien plus qu’une station balnéaire, une cité de caractère : ville natale de la pétanque en 1910 et, quinze ans plus tôt, second berceau du cinéma, dans la résidence estivale des frères Lumière. Mais aussi une commune des Bouches-du-Rhône au riche patrimoine industriel, avec ses chantiers navals, qui a intégré, en 2019, l’association des plus belles baies du monde et constitue une partie du parc national des Calanques.

Chantiers navals et géants des mers

Les chantiers navals, parmi les plus importants de France, et leur portique historique dont la plateforme culmine à 83 mètres. DANIEL THIERRY / PHOTONONSTOP

C’est un peu la tour Eiffel de La Ciotat, ce grand portique des chantiers navals qui se voit de loin et domine le centre ancien. S’il n’a ni l’allure ni la taille de la « dame de fer », il fait partie de l’identité de la cité méridionale et offre un magnifique point de vue sur le golfe d’Amour. En réservant sur le site de la municipalité, il est possible d’accéder à son étroite plateforme perchée à 83 mètres. On monte dans un petit ascenseur en compagnie d’un gardien arborant le chiffre 105, également inscrit en haut de la structure. Soit le nombre de grévistes qui résistèrent, pendant presque une décennie, en occupant les lieux pour empêcher leur fermeture.

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