Depuis 1895, date de la création de la Biennale de Venise, où se rencontre toute la crème de l’art contemporain, jamais on n’avait vu d’artiste breton. « Du moins sur le pavillon français », glisse Sylvie Astié, directrice artistique et graphiste dans le domaine de l’édition d’art, et programmatrice dans le secteur des musiques actuelles en Finistère.

Rejointe par deux amis, Pierre-Yves Goeffard, Brestois régulièrement invité à l’Université Ca’Foscari de Venise (et œuvrant entre Paris et la Bretagne), et par Patrice Joly, directeur du centre d’Art de Nantes, le trio a allié ses forces pour présenter un panel d’artistes représentatifs de la Bretagne… à la fameuse Biennale d’art, qui se déroule actuellement. Une première, donc, depuis plus de 130 ans.

Un bateau pensé par l’artiste-skipper Joachim Monvoisin

Au programme, on pourra retrouver sur cette semaine des lectures autour d’Anatole Le Braz, Tristan Corbière ou Georges Perros par le comédien Loïc Le Manac’h, le tout sur un bateau bleu azur au design pensé par l’artiste-skipper Joachim Monvoisin poussé par l’imagination de Morgane Tschiember, ancré dans le port de l’île de San Giorgio Maggiore (juste en vis-à-vis de la place Saint-Marc, NDLR) ; sans compter les prestations déambulatoires du joueur de cornemuse Erwan Keravec et son quatuor reconnu à l’internationale « Sonneurs », ainsi qu’une sélection de produits bretons à déguster à bord.

« Notre ambition est d’offrir, lors des prochaines éditions de la Biennale d’Art de Venise, une véritable vitrine à la création artistique ancrée en Bretagne », explique Pierre-Yves Goeffard. « L’idée, c’est que dans deux ans, nous puissions avoir un budget (et donc un mécénat suffisant) pour installer un pavillon fixe - à l’instar du pavillon Français - dans cet événement qui rassemble les plus grands pontes de l’art contemporain au monde ».