L'Iran et les États-Unis se sont accordés sur un cessez-le-feu de deux semaines dans la nuit de mardi à mercredi, à peine une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump, qui avait menacé de détruire l'Iran.
Le Pakistan apprécie "la retenue manifestée par toutes les parties" avant des discussions prévues à Islamabad entre les États-Unis et l'Iran, ont estimé ce jeudi 9 avril le Premier ministre pakistanais et le chef de l'armée.
"Les deux dirigeants ont exprimé leur satisfaction quant à la désescalade obtenue jusqu'à présent et ont souligné la nécessité pour toutes les parties de maintenir la paix et le cessez-le-feu", a indiqué le bureau du Premier ministre Shehbaz Sharif, à l'issue de sa rencontre avec le maréchal Asim Munir.
Après cinq semaines de guerre au Moyen-Orient, le cessez-le-feu, entré dans sa deuxième journée, a semblé apporter une certaine accalmie, aucun bombardement n'ayant été signalé en Iran ou dans le Golfe.
Une "agression continue d'Israël contre le Liban"
Pour autant, Israël a affirmé que le Liban n'était pas inclu dans cet accord, intensifiant depuis ses attaques contre le Hezbollah.
Mercredi, des frappes israéliennes simultanées menées sans avertissement et qui ont visé le coeur de Beyrouth et plusieurs autres régions du Liban, ont fait 203 morts et un millier de blessés, selon un dernier bilan officiel non définitif.
Israël frappera le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah "partout où il le faudra", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu après ses frappes.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a par ailleurs condamné "l'agression continue d'Israël contre le Liban", à la veille de pourparlers prévus entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad.