Certains des travailleurs, « serviables à souhait », n’étaient rémunérés que 2 euros de l’heure. Trois personnes ont été arrêtées, jeudi 16 avril, pour « travail dissimulé » et « traite d’êtres humains », jeudi 16 avril par l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) de Perpignan, a fait savoir le procureur de la République, Jérôme Bourrier, confirmant une information d’Actu Perpignan.
L’enquête avait débuté en mai 2025. Ce même service avait reçu un signalement sur un entrepreneur et ses complices suspectés d’employer et de maltraiter des personnes en situation irrégulière dans les Pyrénées-Orientales et en Haute-Garonne.
Huit employés découverts
Une enquête préliminaire avait alors été immédiatement ouverte par le parquet de Perpignan. Les investigations avaient permis de découvrir que les travailleurs étaient
Un ancien employé en situation illégale avait alors apporté des précisions aux enquêteurs sur les conditions de recrutement, d’emploi et d’hébergement « s’apparentant à de la traite d’êtres humains ». L’employé, victime elle-même du réseau, avait également décrit des violences avec armes.
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Après plusieurs mois d’enquête, trois personnes, les « principaux acteurs du réseau » ont été interpellées le 16 avril dernier. Huit employés en situation illégale, « dont la majorité n’était pas déclarée et les autres sous couvert de faux documents belges », ont également été découverts au cours de l’opération.
Les trois hommes jugés en juin
Sur place, les enquêteurs ont découvert « des conditions d’hébergement insalubres et indignes », notamment sur l’exploitation agricole où les employés n’avaient ni accès à l’eau potable ni à l’électricité. Des employés « serviables à souhait », payés pour certains deux euros de l’heure.
Lors des perquisitions, les enquêteurs ont également mis la main sur 14 500 euros en espace, une Porsche, un scooter, trois iPhone et plusieurs armes à feu, dont l’une aurait pu servir pour commettre les violences rapportées par la victime.