Il faisait déjà l’objet de poursuites pour des faits de « violences sans ITT avec arme ». Le sexagénaire, soupçonné d’avoir tiré un coup de carabine à proximité d’un groupe d’enfants, dimanche à Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire, est désormais sous le coup d’une seconde enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », a fait savoir Antoine Jocteur-Monrozier, le procureur de la République du Puy-en-Velay, au Parisien, confirmant une information du Progrès.
Dimanche, l’homme de 65 ans s’entraînait au tir dans son garage lorsqu’il a été « traité de sale Français par un groupe d’enfants », a-t-il expliqué lors de sa garde à vue. En réaction, le sexagénaire a « tiré en l’air » par sa fenêtre, a-t-il poursuivi, selon ses propos confirmés par le parquet du Puy-en-Velay.
« Excédé par les bruits des enfants »
Mais deux témoins ont affirmé à nos confrères du quotidien régional Le Progrès que le sexagénaire avait ensuite couru après les enfants avec sa carabine, en criant « dehors les Noirs et les Arabes ». Dans une vidéo que nos confrères ont pu consulter, l’homme aurait proclamé : « Je suis raciste et je suis fier d’être raciste. Je le dis haut et fort ».
Une plainte avait été déposée par le père de l’un des enfants au commissariat du Puy-en-Velay. Placé en garde à vue dimanche après-midi, le sexagénaire avait reconnu partiellement les faits. « Un coup est parti, il le reconnaît, mais parle d’un accident », avait expliqué le parquet du Puy-en-Velay, précisant que l’homme se disait « excédé par les bruits des enfants ».
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À l’issue de sa garde à vue, lundi en début d’après-midi, le sexagénaire s’était vu remettre une convocation par un officier de police judiciaire pour « violences sans ITT avec arme » en juillet prochain, le père de l’enfant ayant communiqué un certificat médical « faisant état de 0 jour d’ITT, sans lésion constatée », explique Antoine Jocteur-Monrozier.
Trois jours d’ITT en raison « du choc émotif »
Car dans un premier temps, ni le père, ni l’enfant, ni le témoin, entendus, « n’évoquaient dans leurs auditions de propos à caractère raciste », selon le procureur. Mais ce mercredi, le père de l’enfant s’est à nouveau présenté au commissariat pour déposer une nouvelle plainte sur les faits d’injures à caractère racistes.
« À cette occasion, il a produit un certificat d’un médecin généraliste établi lundi, faisant état de 3 jours d’ITT à raison du choc émotif », détaille le magistrat, qui a ouvert une nouvelle enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».