« Entre 14 heures et 18 heures, il ne se passe rien. On attend », éclaire Abou, livreur depuis six ans, sept jours sur sept. Certains se connectent dès 7 heures du matin, lui a commencé sa journée à midi mais n’a aucune idée de l’heure à laquelle il rentrera chez lui, dans le Val-d’Oise. La veille, il s’est arrêté à minuit, faute de commandes, pour un total de 56 euros bruts. « Quand le temps n’est pas bon, qu’il fait froid ou qu’il pleut, on peut monter à 1 200 euros par semaine. Mais parfois, c’est 800 euros ou 400 euros. »
« C’est devenu comme de l’esclavagisme » : les livreurs à vélo témoignent de leurs conditions de travail