+2,5°C de gagner en 2025 depuis l'ère préindustrielle, dont 1,8°C sous l'effet unique des activités humaines: la France connait des années de plus en plus chaudes, révèle Météo-France.

2025, quatrième année la plus chaude jamais enregistrée en France. Depuis un siècle, le climat change dans le monde et dans l'Hexagone, en particulier depuis le début de l'ère industrielle.

Résultat, les températures moyennes ne cessent d'augmenter d'année en année. En 2025, Météo-France révèle que la température moyenne observée en France a atteint +2,5°C au-dessus de l'ère préindustrielle.

Ce phénomène est majoritairement dû à l'activité humaine, insiste le service météorologique, qui établit que la France s'est réchauffée de +1,8°C depuis l'ère préindustrielle sous l'effet unique des activités humaines.

L'année 2025 a connu une température moyenne de 14°C, après "plusieurs épisodes exceptionnellement chauds" qui se sont succédés "durant lesquels la température a atteint des niveaux inédits pour la période sur de nombreuses régions".

Par rapport aux normales sur la période 1991-2000, cela correspond déjà à "une anomalie de +1°C", selon les prévisionnistes.

Vers des "risques climatiques majeurs"

En début d'année, Météo-France avait classé 2025 quatrième année la plus chaude jamais enregistrée en France derrière 2022, 2023 et 2020 (les premières mesures ont été établies en 1900). L'an dernier, le service météorologique a observé des températures au-dessus des normales de saison un jour sur deux.

Et si les épisodes d'exceptionelle chaleur se sont multiplés, les périodes anormalement froides, quant à elles, sont de moins en moins nombreuses et de moins en moins intenses.

Près d'un tiers de la France a battu, au cours de l'année, au moins un record mensuel de chaud, la nuit ou le jour. Peu de départements sont indemnes mais la façade Atlantique, la Bretagne, l'Arc méditerranéen et le Rhône-Alpes ont été particulièrement concernés.

L'Île-de-France vire également vers un "risque climatique majeur", notamment à Paris où la zone urbaine et son effet d'îlot de haleur amplifie les canicules. Dans la capitale, les températures nocturnes peuvent être jusqu'à 9°C supérieures que dans la forêt de Fontainebleau après une journée de canicule par exemple. Selon Météo-France, la température moyenne à Paris pourrait atteindre celle de Montpellier en 2100.