Cupra vient de dévoiler sa Raval, une citadine électrique de 4 mètres de long avec une autonomie comprise entre 300 et 450 km. Le début d'une nouvelle génération de voitures zéro émission pour le groupe Volkswagen avant de découvrir l'ID.Polo ou encore les Skoda Epiq et ID.Cross.

Dans une Europe qui a reculé d'un cran ses ambitions dans l'électrique, les constructeurs continuent de chercher la bonne formule pour accélérer la transition vers le zéro émission. Au sein du groupe Volkswagen, c'était déjà l'objectif affiché des premiers modèles de la gamme ID lancée en 2020 avec la VW ID.3 et de ses déclinaisons chez les autres marques du groupe. Difficile de parler d'échec avec une part de marché qui a tout de même nettement progressé dans l'électrique, mais l'objectif d'en faire de vraies alternatives aux modèles thermiques n'a lui clairement pas été atteint.

La revanche de l'électrique en 2026?

Un constat qui vaut aussi pour les autres grands constructeurs, Stellantis, Renault et même le numéro un mondial le japonais Toyota. Les ventes d'électriques ont certes décollé sur certains marchés, mais en Europe la part de marché du zéro émission est restée bien en deçà des 20% encore en 2025. Pas vraiment la trajectoire idéale pour passer à des ventes de modèles neufs uniquement (ou désormais quasi uniquement) 100% électriques à horizon 2025.

L'heure de la revanche a donc sonné avec une nouvelle génération de voitures électriques qui doivent, du moins sur le papier, corriger les erreurs du passé. Les améliorations les plus attendues: davantage d'autonomie, des temps de charge plus rapides et, surtout, des prix plus abordables pour des modèles à piles qui restent toujours plus chers que leurs équivalents thermiques. Une équation toutefois bouleversée en faveur de l'électrique avec les prix élevés des carburants sur fond de conflit au Moyen-Orient, de quoi potentiellement créer le déclic chez de nombreux automobilistes.

La Cupra Raval ouvre le bal

Au sein du groupe Volkswagen, c'est donc la marque Cupra qui ouvre ce nouveau bal électrique avec la Raval, une petite compacte 100% électrique assemblée sur la même plateforme "MEB+" que la très attendue ID.Polo et qui sera lancée aussi cette année. Deux voitures qui seront assemblées à l'usine Seat de Martorell, près de Barcelone, site qui assemble aussi depuis peu ses propres packs batteries. Une plateforme qu'on retrouvera aussi sur deux futurs SUV, les VW ID.Cross et Skoda Epiq, assemblés à Pampelune, également en Espagne.

La Cupra Raval inaugure la nouvelle plateforme MEB+ du groupe Volkswagen. © Cupra

Au programme: un design qui reprend les codes des derniers modèles de cette marque qui connaît un joli succès commercial depuis qu'elle s'est émancipée de Seat en 2018. Des lignes très dynamiques, comme un mini Tavascan, bien plus proche de ce que veut incarner Cupra si on compare avec une Born, (trop) proche cousine de la VW ID.3, et un peu plus longue.

La Cupra Raval propose en effet un format plus compact, à peine plus de 4 mètres de long, contre 4,32 mètres pour la Born. Mais l'espace à bord est maximisé, l'empattement de 2,6 mètres ne concède que 16 cm à la Born, tout en conservant un volume de coffre de 441 litres, soit près de 60 litres de plus que sa grande soeur dans la gamme.

Un look très dynamique pour cette nouvelle Cupra Raval. © Cupra

A l'intérieur, la Raval inaugure de nouveaux affichages d'ambiance à bord: c'est assez impressionnant à voir avec différents motifs animés qui peuvent être projetés sur les portières. Surtout, elle mise sur des technologies aujourd'hui incontournables, dequoi faire oublier les petits bugs du passé. Le combiné d'écrans, 10 pouces pour les compteurs, 12,9 pour l'écran tactile, passe aussi sous Android automotive pour gagner en fluidité et accéder plus facilement à des applications comme Youtube.

L'intérieur de la Cupra Raval propose des projections d'animations lumineuses sur les portières. © Cupra

Un vaste choix de batteries et motorisations

Deux batteries au choix sur cette Cupra Raval: un premier de 37 kWh en chimie LFP avec 300 km d'autonomie annoncée au minimum. Cette batterie associée à un moteur 85 kW (116 chevaux) pourra encaisser seulement 50 kW en charge rapide. Un deuxième moteur sera proposé, 99 kW (135 chevaux) avec une recharge à 88 kW proposée, soit un 10 à 80% attendu en 23 minutes.

Une batterie de taille plus importante, 52 kWh, en chimie NMC, complète l'offre de lancement, avec 450 km d'autonomie. Un pack associé à deux moteur au choix, 211 ou 226 chevaux, et jusqu'à 105 kW de charge DC et un 10 à 80% en moins de 25 minutes.

Sur la version la plus performante, la Raval VZ Extreme, Cupra annonce un 0 à 50 km/h en à peine plus de 3 secondes et un 0 à 100 km/h en moins de 7 secondes. Le tout avec la promesse d'un comportement de vrai petit kart et ainsi venir chatouiller aussi une marque comme Mini.

Un vrai "game changer" pour la marque espagnole qui compte aussi convertir un public plus large en proposant donc le plus petit modèle de sa gamme uniquement en zéro émission.

La Raval se place ainsi comme une future concurrente de la R5, ou plutôt de l'Alpine A290, avec un positionnement plus haut de gamme. La version d'entrée de gamme avec la petite batterie est attendue sous les 26.000 euros avec un lancement en septembre, mais les variantes haut de gamme dépassent les près de 40.000 euros (hors bonus) à débourser pour la petite Alpine. Les éditions de lancement démarrent ainsi à 35.000 euros, jusqu'à 43.000 euros pour la "VZ Extreme".