Le petit-fils d'une personne âgée de 94 ans s'est rendu compte que son grand-père avait acheté récemment un véhicule en leasing. Malgré sa santé qui ne lui permet plus de conduire, les loyers continuent, faute d'avoir pris les assurances nécessaires pour ce cas de figure.
Alors que les achats dits en location avec option d'achat (LOA) se généralisent, il faut éviter certains pièges. Une mésaventure que traverse malheureusement une famille dans le sud de la France. Il y a deux ans, Max, alors âgé de 92 ans achète une nouvelle voiture, une Citroën C4 en boite automatique de 130 chevaux, explique un article de Ici Provence. Malheureusement, son état de santé s'est par la suite dégradé: il a été placé en Ehpad et se déplace en fauteuil roulant. En ce début d'année 2026, Max, 94 ans, ne peut donc plus conduire son véhicule.
"On pensait qu'il avait acheté sa voiture (au comptant, ndlr) mais on a découvert ce contrat portant sur un véhicule de 130 chevaux, d'une valeur de plus de 34.000 euros. Il avait également souscrit tout un tas d'assurances qui ne sont pas utiles. Les mensualités étaient très élevées", explique Philippe, le petit-fils de Max, à nos confrères.
Le loyer de 700 euros par mois représente ainsi une charge importante et le concessionnaire refuse d'interrompre le contrat, avec des mensualités à verser jusqu'en 2027.
La famille de Max reproche à la concession de ne pas avoir prévu une assurance décès ou invalidité et de ne pas les avoir prévenus: une accusation d'abus de faiblesse avec comme autre plainte le fait d'avoir vendu "une voiture aussi puissante à une personne de plus de 92 ans". Le vendeur répond qu'il n'avait pas à "empêcher le vieil homme de souscrire un tel contrat sans risquer de faire de la discrimination". Si la famille de Max envisage une action en justice, le concessionnaire a simplement répondu à Ici Provence que "des solutions sont à l'étude".
Des assurances à bien regarder dans un contrat de leasing
Cet exemple représente une situation concrète qui arrive régulièrement depuis l'explosion du leasing dans les achats de voitures neuves ces dernières années. "Un contrat de leasing auto n'est pas résilié automatiquement en cas de décès du locataire. Il se poursuit donc jusqu'à son terme, sauf si une clause prévoit le contraire. Les héritiers doivent donc continuer à payer les loyers et à respecter les conditions du contrat. Ils doivent ainsi se charger de l’entretien du véhicule, de payer l’assurance, de respecter le kilométrage convenu, etc...", note par exemple le site du mandataire Elite Auto.
Une assurance décès "va permettre de rembourser les mensualités restantes, ce qui libère la famille du défunt de cette charge financière. Le montant des loyers dus sera réglé par l’assurance et le bailleur peut demander à récupérer le véhicule loué ainsi que la carte grise".
Il existe aussi des assurances "décès PTIA-IT" (perte totale et irréversible d'autonomie - incapacité de travail) ou "Perte financière" (qui couvre la différence avec la valeur résiduelle du véhicule en cas de destruction, vol ou dégâts importants). Dans la situation de la famille de Max, sans assurance décès ou invalidité, le concessionnaire propose simplement de racheter le véhicule, mais cela représente plus de 20.000 euros à débourser. Autre possibilité: un transfert du contrat à un tiers, un autre particulier ou un professionnel.