Près de deux ans après la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, Gabriel Attal raconte son point de vue de l’événement, « ce qu’il se passe derrière les portes », dans son livre « En homme libre » (Éditions de l’observatoire) qui sort ce jeudi. Invité de Télématin ce jeudi, le patron de Renaissance est notamment interrogé sur les jours qui ont précédé la dissolution.
« Ce que je raconte dans le livre, c’est que c’est une décision qui m’a été cachée, y compris quand j’ai interrogé le président sur le sujet », explique Gabriel Attal. « Il ne m’a pas répondu sur ce sujet, il a plutôt démenti quelques jours seulement avant l’avoir annoncé (NDLR : la dissolution), alors même que ça faisait plusieurs semaines que cette décision était en train d’être mûrie », poursuit le président de Renaissance. « Je laisse chaque lecteur tirer ses conclusions », déclare Gabriel Attal.
????️ "La dissolution est une décision qui m'a été cachée. (...) Je n'avais pas de relation personnelle avec E. Macron avant que je ne rejoigne le gouvernement."
???? Les révélations de @GabrielAttal, Président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, sur sa… pic.twitter.com/JJ3HKWxikE — Telematin (@telematin) April 23, 2026
« En tirer les conclusions et les conséquences »
S’il a décidé de parler de cet épisode politique marquant dans son livre, c’est pour donner son point de vue de l’événement à ses compatriotes. « Je vais sur le terrain et il y a beaucoup de Français qui me parlent de la dissolution, parce qu’ils savent que cette décision de l’été 2024 est la source du blocage, de l’instabilité parlementaire qu’on a aujourd’hui », assure-t-il.
« Ce qui est important et ce que je vais faire avec ce livre, c’est aussi d’en tirer les conclusions et les conséquences de la manière dont doit être exercée la fonction présidentielle », confie l’ancien Premier ministre. Quasi-candidat à la présidentielle de 2027, l’ancien ministre assure essayer de prendre du recul sur ses années au gouvernement.