« C’est une décision mûrement réfléchie et totalement irrévocable. Ce dont on a besoin, c’est de clarté », insiste le coprésident de Place Publique.
Il rappelle avoir lancé une initiative. « J’avais appelé, il y a des mois, à une plate-forme commune qui travaille sur le fond, par exemple sur la réponse que nous devons apporter à la crise énergétique actuelle ».
Il a d’ailleurs plaidé pour que les « superprofits » réalisés par les entreprises pétrolières grâce à la guerre au Moyen-Orient soient taxés afin de financer des mesures d’accompagnement à l’augmentation des prix du carburant et il s’est dit favorable à des « aides ciblées » de l’État pour ceux qui souffrent le plus de l’augmentation des prix à la pompe.
« On veut construire une offre politique »
Raphaël Glucksmann fait partie de la quarantaine d’élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud, l’écologiste Yannick Jadot qui ont appelé samedi dernier à « construire » un « projet crédible et mobilisateur », face à l’avance prise par le Rassemblement national (RN) pour la prochaine présidentielle.
« On est d’accord sur le fond, on veut construire une offre politique. Notre but, ce n’est pas d’être premier ou l’épicentre de la gauche, ça ne nous intéresse pas, c’est de gagner en 2027 et donc de s’adresser aux Françaises et aux Français », ajoute-t-il.
Avec la primaire, « la gauche parlera à la gauche, comme d’habitude », expose l’eurodéputé. « Dans le même temps, vous aurez Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella qui feront campagne en parlant aux Français », déclare-t-il, rappelant qu’« il n’y a pas de possibilité d’alliance ou de primaire avec la France insoumise parce que ce sont des lignes politiques différentes ».