Le gouvernement va continuer d’aider les plus concernés. Les mesures de soutien face à la hausse du prix des carburants seront prolongées au mois de mai, a indiqué ce mardi matin sur RTL le ministre de l’Économie Roland Lescure. « On avait des mesures de soutien au mois d’avril, on va poursuivre cela au mois de mai », a-t-il déclaré, alors que le prolongement du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis au-delà de ce mercredi soir est plus qu’incertain. Des annonces sont attendues ce mardi soir vers 18 heures.
Crise des carburants : "Le Premier ministre s'est engagé à ce qu'on travaille sur des mesures de soutien pour le mois de mai"@RolandLescure, ministre de l'Economie au micro de @c_landreau dans #RTLMatin pic.twitter.com/aMDivxPFB6 — RTL France (@RTLFrance) April 21, 2026
Le gouvernement a déjà annoncé 130 millions d’euros de dépenses de soutien face à la crise : 70 millions pour aider transporteurs, pêcheurs et agriculteurs, et 60 millions pour renforcer le chèque énergie. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait indiqué vendredi qu’un « prochain paquet d’aides » serait annoncé en mai pour les filières les plus touchées.
D’« autres secteurs » pourraient être aidés
Les mesures en mai seront-elles les mêmes qu’en avril ? Roland Lescure n’a pas répondu clairement à cette question, mais « d’autres secteurs » pourraient être aidés comme les « gros rouleurs ».
Une réunion sur l’énergie doit se tenir en fin d’après-midi autour de Sébastien Lecornu, qui fera « dans la foulée » des annonces plus précises à ce sujet, selon le ministre de l’Économie. « Le Premier ministre s’est engagé à ce qu’on travaille sur des mesures de soutien pour le mois de mai », a-t-il ajouté.
Sur l’impact de la crise actuelle sur la croissance française, cette dernière devrait être révisée de 0,1 point, la ramenant à 0,9 %. Roland Lescure a estimé l’impact global sur l’économie française à entre quatre et six milliards d’euros. « C’est l’ordre de grandeur à ce stade du coût de la crise tel qu’on peut l’estimer » avec notamment un impact de 3,6 milliards d’euros sur le coût de la dette « qui est en hausse parce que les taux d’intérêt ont monté », a-t-il précisé.