Embouteillages sur la route vers l’Élysée. Bruno Retailleau a été officiellement déclaré candidat des Républicains à l’élection présidentielle 2027 ce dimanche 19 avril, faisant de l’ancien ministre de l’Intérieur le 13e candidat officiel, à un an du scrutin. Le Vendéen a promis à ses militants d’aller « jusqu’au bout pour faire gagner nos idées », excluant ainsi l’idée d’une grande primaire à droite et au centre.
Ils sont candidats à la présidentielle
Avant Bruno Retailleau, plusieurs responsables de droite ont annoncé leur candidature à l’élection présidentielle. Le président de l’Association des maires de France, David Lisnard, a ainsi quitté Les Républicains au lendemain du second tour des élections municipales pour se lancer dans la course à l’Élysée.
Bien avant lui, c’est Édouard Philippe, ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron et fondateur d’Horizons, qui s’était déclaré très tôt, septembre 2024, « candidat à la prochaine élection présidentielle ». C’est pour l’instant le maire du Havre qui domine les débats à droite et au centre, avec environ 20 % des intentions de vote, selon les différents sondages publiés ces derniers mois.
Il est donc, à un an du scrutin, le mieux placé pour affronter Marine Le Pen. La cheffe des députés RN le répète : elle sera candidate à la prochaine élection présidentielle si « la justice ne m’en empêche pas ». La figure de l’extrême droite attend son jugement en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. Si sa peine d’inéligibilité est confirmée, c’est le président du RN, Jordan Bardella, qui sera candidat.
Du côté de l’extrême droite, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a lui aussi annoncé sa candidature, en octobre 2025. Son quatrième essai, après les échecs de 2012 (1,79 %), 2017 (4,70 %) et 2022 (2,06 %).
Lui aussi sur une ligne eurosceptique, François Asselineau, de l’Union populaire républicaine, a annoncé sa candidature. En 2017, il avait recueilli 332 547 voix, soit 0,92 %.
Quatre candidats à la primaire de la gauche
À gauche, si les prétendants sont nombreux, peu ont pour l’instant officialisé leur candidature. Nathalie Arthaud, de Lutte ouvrière, représentera l’extrême gauche après ses essais en 2012 (0,56 %), 2017 (0,64 %) et 2022 (0,56 %).
D’autres sont candidats à l’élection présidentielle mais souhaitent passer par la case primaire. Clémentine Autain (L’Après), Lydie Massard (Union démocratique bretonne), François Ruffin (Debout !) et Marine Tondelier (Les Écologistes) ont annoncé leur candidature à une primaire de la gauche qui devrait avoir lieu en octobre prochain.
Jérôme Guedj, député PS, a lui refusé toute primaire et s’est lancé dans la course début 2026, officialisant sa candidature au micro de France Inter. Tout comme Delphine Batho, qui avait échoué en 2022 à obtenir l’investiture du parti de Marine Tondelier.
Ils n’ont pas encore officialisé leur candidature
À la date du 20 avril 2026, 13 responsables politiques sont donc officiellement candidats à l’élection présidentielle, contre 12 prétendants en 2022. Ils pourraient être encore plus nombreux. À gauche, La France insoumise n’a pas encore officiellement annoncé le nom de son candidat, mais Jean-Luc Mélenchon est pressenti pour porter les couleurs du mouvement qu’il a fondé en 2016. L’ancien député des Bouches-du-Rhône a déjà été candidat par trois fois à l’Élysée : en 2012 (11,10 %), en 2017 (19,58 %) et en 2022 (21,95 %).
Il pourrait être concurrencé par Fabien Roussel, le patron du PCF, qui n’exclut pas de se lancer dans la course. Du côté du PS, le parti semble divisé entre ceux qui plaident pour une participation à la primaire, comme Olivier Faure, et ceux qui veulent un candidat socialiste sans processus de désignation ouvert à d’autres partis.
Sur cet espace de centre gauche, François Hollande, Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve sont des noms qui reviennent régulièrement.
À droite et au centre, Dominique de Villepin ne cache pas ses intentions et a créé un nouveau parti, La France Humaniste, qui pourrait l’aider à se lancer dans la course à l’Élysée. Gabriel Attal (Renaissance), lui, va publier dans les prochains jours un livre. L’ancien Premier ministre a récemment dit qu’il « pense savoir comment il faut présider la France ». Sans oublier Xavier Bertrand et Michel Barnier, qui ont échoué à remporter la primaire des LR en 2021.
Du côté de l’extrême droite, Éric Zemmour devrait porter les couleurs de Reconquête ! Sans se lancer tout de suite. « J’ai tout mon temps pour déclarer ma candidature », a-t-il dit début avril. Il n’est également pas exclu que Sarah Knafo le remplace.