Après la mort le 17 avril de Calvin Simon, 15 ans, lors d'un stage en entreprise dans le Gard, sa mère dénonce de "gros manquements" et prévoit de saisir la justice. Elle est convaincue que son fils n'a pas touché le chariot élévateur qui l'a écrasé sans autorisation.
"Il ne touchait pas les choses sans demander". Après la mort de Calvin Simon, 15 ans, mort le 17 avril lors d'un stage en entreprise à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, sa mère, Stacey, a pris la parole pour dénoncer de "gros manquements".
Ne pouvant imaginer que son fils ait approché l'engin de manutention sous lequel il est mort écrasé sans autorisation, sa mère promet auprès de RTL de saisir la justice. "J'irai jusqu'au bout. Il ne faut plus que ça arrive, ce n'est pas normal". D'après les premiers éléments de l'enquête, Calvin Simon conduisait seul l'élévateur qui s'est renversé. Pour sa mère, ça ne pouvait pas être de sa propre initiative.
"Si un adulte lui disait qu'il ne pouvait pas faire quelque chose, il ne le faisait pas, assure-t-elle. C'était un enfant adorable, on ne pouvait pas faire mieux. Il était vaillant. Tout ce qu'on lui demandait, il le faisait. Très sérieux, il ne touchait pas les choses sans demander. Il me disait: 'Maman, j’ai trop peur'".
Les auditions se poursuivent
Le parquet de Nîmes a indiqué de son côté que les auditions étaient toujours en cours, "sous différents statuts, garde à vue ou audition libre". "Les éléments recueillis à ce stade tendent à laisser penser que le mineur était au volant du véhicule et que l'accident est survenu sans intervention d'un tiers", a confirmé Cécile Gensac, la procureure.
Les investigations doivent, selon elle, permettre "d'établir les circonstances exactes de l'accident et les défaillances diverses au regard de la législation notamment du travail".
En attendant, la famille a ouvert une cagnotte en ligne et la mère de Calvin, elle, doit faire face au chagrin. "Je n'ai pas de mot. C'est plus que de la tristesse, explique-t-elle. Je ne peux plus rentrer chez moi... Je le vois, il y a l'odeur, il y a l'endroit où ils m'ont annoncé son décès. Je ne peux plus..."