Le mis en cause a été convoqué devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay pour "violences avec arme". L'audience aura lieu en juillet 2026. Aucun tir ni propos raciste n'ont eu lieu selon le parquet, contrairement à ce qu'indiquent certaines informations.

Un homme âgé de 65 ans a été placé en garde à vue ce dimanche 19 avril après avoir été aperçu avec une carabine dans la commune d'Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire, a appris BFMTV de source judiciaire.

"Des personnes, dont les enfants jouaient dans une résidence d'Espaly-Saint-Marcel, ont signalé qu'un habitant de la résidence avait exhibé une arme", a indiqué le parquet du Puy-en-Velay, qui affirme également ce mardi que "des informations inexactes circulent" sur l'incident.

Il ne "supportait plus les bruits" des enfants

"Aucun tir en direction des personnes présentes n'a été constaté et aucune personne n'a été blessée", contredit le parquet du Puy-en-Velay. Un enfant de 10 ans entendu en qualité de victime a indiqué que l’arme a été pointée "à une reprise sur lui, ce que n'évoquent pas les autres témoins entendus et victimes", a-t-il indiqué.

L’arme du sexagénaire, une carabine à plombs de catégorie D, a par ailleurs été saisie.

"Aucun propos à caractère raciste n'a été évoqué par les témoins ou les victimes. Le mis en cause reconnaît avoir voulu impressionner les enfants dont il disait ne plus supporter les bruits", a encore commenté le parquet, en référence notamment à un témoignage publié dans un article du Progrès.

Ce dernier a "a admis un tir en direction du ciel, sans viser personne", ajoute le procureur de Puy-en-Velay.

Selon une source proche de l'enquête, sur le certificat médical produit par l’enfant mineur, qui a déposé plainte, il est mentionné "0 jour d'ITT" et aucune trace de lésion visible. Il n’évoque aucune insulte raciste dans sa plainte, a précisé une source proche de l'enquête à BFMTV. "Ses parents ont déposé plainte", rapporte également le procureur.

Le parquet confirmera plus tard dans la journée que "ni le plaignant, ni ses représentants légaux, ni les témoins auditionnés n’ont fait état de propos à caractère raciste".

Le mis en cause a été convoqué devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay pour "violences avec arme". L'audience aura lieu en juillet prochain.