Le sculpteur Michel Bassompierre, qui s’était spécialisé dans la représentation du monde animal avec des œuvres aux formes douces et rondes, est décédé mardi à Nantes à l’âge de 78 ans, a annoncé sa famille à l’AFP.
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« Ses sculptures ont été exposées dans de nombreux lieux emblématiques, notamment à Paris, au Jardin des Plantes et sur le boulevard Haussmann, à New York, sur Park Avenue, à La Mamounia à Marrakech ou encore au musée océanographique de Monaco », a rappelé sa famille dans un communiqué transmis à l’AFP.
« En investissant l’espace public, il souhaitait rendre l’art accessible à tous et susciter une prise de conscience autour de la beauté et de la fragilité du vivant », a-t-elle souligné.
« Une chute sur la tête après un malaise l’a plongé dans un profond coma dont il ne pouvait sortir », a indiqué sa famille.
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Un monde animal qui l’a toujours attiré
De bronze ou de marbre, hautes de quelques centimètres ou de plusieurs mètres, les œuvres de Michel Bassompierre - ours, gorilles, éléphants, chevaux ou pandas - se caractérisent par leurs formes rondes et épurées.
« Le monde sauvage, le frère animal, m’a toujours attiré, là où il n’y a pas d’humains. Peut-être parce que je suis une bête sauvage sans le savoir », déclarait-il à l’AFP en 2025.
Ses expositions sont souvent accompagnées de conférences où interviennent scientifiques et ONG, pour rappeler les menaces qui pèsent sur cette faune qu’il modelait.
Né en mars 1948 d’une mère artiste et d’un père géologue, Michel Bassompierre avait grandi à Paris, et découvert le monde animal au Museum national d’histoire naturelle et au zoo de Vincennes. Il avait emménagé en Normandie adolescent et avait ensuite été formé aux Beaux-Arts de Rouen.