L’information avait fait très mauvaise presse en Corée du Sud début mars. Les États-Unis avaient été accusés de transférer un système de défense antimissile THAAD vers le Moyen-Orient pour soutenir son engagement en Iran. Il n’en était, en fait, rien.
Lors d’une audition devant une commission sénatoriale, le commandant des forces américaines en Corée a démenti les révélations du Washington Post datant du 10 mars dernier.
« Un véritable tollé »
« Nous n’avons déplacé aucun système THAAD, donc le THAAD reste actuellement sur la péninsule », a affirmé le général Xavier Brunson, en réponse à une question du sénateur démocrate Gary Peters.
« Mais nous envoyons des munitions sur place, et celles-ci sont actuellement en attente d’être déplacées, a tenté d’expliquer le commandant pour justifier cette incompréhension. Il y a donc eu des mouvements précédents, lors desquels des radars ont été avancés. Cela s’est produit avant l’opération Midnight Hammer (l’opération américaine en Iran en juin 2025 ; NDLR). »
VidéoDes systèmes antimissiles US retirés de Corée pour la guerre en Iran
Sur une photo diffusée début mars par l’agence de presse Yonhap, des éléments d’une batterie THAAD étaient bien en cours de démontage dans le comté de Seongju, à quelque 220 km au sud-est de Séoul. « Je les déplaçais de manière dynamique afin d’ensuite les acheminer vers la base aérienne d’Osan pour les préparer au transport des munitions, ce qui a provoqué un véritable tollé dans la péninsule », a reconnu le général Xavier Brunson.
Pierre angulaire du système de défense antimissile américain à chaque conflit, le THAAD (pour Terminal High Altitude Area Defense) est capable de détruire des missiles balistiques de portée courte (jusqu’à 1 000 km), moyenne (de 1 000 à 3 000 km) et intermédiaire (3 000 à 5 000 km), lorsqu’ils sont dans leur dernière phase de vol ou qu’ils s’approchent de leur cible.