Bientôt une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine ? Le président russe a en tout cas déclaré être « prêt pour une rencontre à Moscou à tout moment » avec son homologue ukrainien, selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l’agence officielle russe TASS. « L’essentiel c’est l’objectif de cette rencontre. Pourquoi devraient-ils se rencontrer ? » s’est-il interrogé dans l’émission Vesti, diffusée sur la principale chaîne publique du pays.

Le responsable russe estime que cette rencontre ne peut avoir pour seul but « que de finaliser des accords ». « L’essentiel c’est qu’il y ait une raison de se réunir et l’essentiel c’est que cette réunion soit productive ». Dmitri Peskov a également assuré que la Russie est également prête à accueillir les négociateurs américains « dès demain ».

Mais pour l’heure, Moscou estime ne percevoir « aucune volonté politique » de la part de Kiev pour trouver une solution au conflit, qui dure depuis plus de quatre ans, rapporte TASS.

L’Ukraine favorable à une rencontre… mais pas à Moscou

Sur le front, la situation semble s’améliorer pour Kiev ces dernières semaines. L’armée russe n’a enregistré quasiment aucun gain territorial en mars, une première depuis deux ans et demi selon l’analyse par l’AFP des données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW). « Notre position sur le champ de bataille est (…) la plus forte, ou la plus solide, qu’elle ait été au cours de l’année écoulée », a déclaré aux médias le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga.

« Nous avons minimisé l’avantage russe en effectifs grâce à l’utilisation de drones », a-t-il dit, en soulignant que l’amélioration de la situation sur le champ de la bataille permet à Kiev de renforcer sa position dans des négociations.

L’Ukraine a ainsi demandé son aide à la Turquie afin d’organiser une rencontre entre les présidents ukrainien et russe. « Nous sommes en faveur d’une rencontre, afin de donner une nouvelle dynamique » à des efforts de paix, a indiqué Andriï Sybiga. « Si une autre capitale, à part Moscou et Bélarus, organise une telle rencontre, nous irons », a-t-il ajouté.