Les États-Unis veulent maintenir l’Irak sous pression. Des responsables américains et irakiens cités par le Wall Street Journal affirment que l’administration Trump a récemment bloqué un transfert de 500 millions de dollars en billets destiné à la Banque centrale irakienne. Cet argent des revenus pétroliers irakiens conservés sur des comptes de la Réserve fédérale de New York.
Selon Washington, cette décision se justifie par l’influence grandissante des milices chiites soutenues par l’Iran, influentes en Irak. Il s’agit du deuxième envoi suspendu depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février.
En parallèle, les États-Unis ont également suspendu certains financements liés à la lutte antiterroriste ainsi que des programmes de formation militaire destinés aux forces irakiennes. Ces mesures resteraient en place tant que les attaques contre des intérêts américains se poursuivent et que Bagdad ne prend pas de mesures contre ces groupes armés.
Les revenus du pétrole irakien transitent en partie par les États-Unis
« Les États-Unis ne toléreront pas les attaques contre leurs intérêts et attendent du gouvernement irakien qu’il prenne immédiatement toutes les mesures nécessaires pour démanteler les groupes de milices alignés sur l’Iran en Irak », a réagi le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott.
Depuis plusieurs semaines, des bases militaires américaines, un consulat et d’autres installations en Irak ont été visés par des attaques de drones ou de roquettes attribuées à des groupes pro-Iran. Les États-Unis ont aussi mené des frappes aériennes contre certaines milices.