Elle était en train d’entreprendre des démarches en vue de l’obtention de sa résidence permanente. La femme d’un sergent de l’armée américaine a été arrêtée le 14 avril par la controversée police de l’immigration américaine, comme le rapporte Associated Press.
« Une personne a ouvert la porte, nous a fait traverser le couloir, et au bout, ma femme a été arrêtée, regrette le sergent José Serrano. Arrêtée sans ordre, sans mandat… Ils ont emmené ma femme. Ils ne m’ont rien dit. »
« Aucun statut légal de séjour »
Ce soldat, toujours en service après trois missions en Afghanistan, s’était rendu ce jour-là aux services de l’immigration pour entreprendre des démarches en vue de l’obtention d’une résidence permanente pour sa femme Deisy Rivera Ortega, originaire du Salvador.
Selon un courriel du ministère de la Sécurité intérieure, elle était entrée illégalement aux États-Unis en 2016 et un juge avait déjà émis un ordre d’expulsion définitif en décembre 2019. Selon son avocat, elle avait bénéficié d’une suspension d’expulsion vers le Salvador, le temps d’entreprendre ses démarches et bénéficiait même d’un permis de travail valide.
« L’autorisation de travail ne confère aucun statut légal de séjour aux États-Unis. Rivera Ortega demeure détenue par l’ICE en attendant son expulsion », a confirmé l’agence auprès d’AP.
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Deisy Rivera Ortega a, pour le moment, déposé une demande conjointe avec son mari dans le cadre de la politique de « libération conditionnelle sur place » qui offrait auparavant une voie potentiellement accélérée vers la résidence permanente pour les conjoints de militaires.
Sauf que cette clémence est en train de prendre fin sous l’administration Trump. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a supprimé une politique de 2022 qui considérait le service militaire d’un membre de la famille proche comme un « facteur atténuant important » pour décider d’engager ou non des poursuites en matière d’immigration.