Le musicien avait déclaré qu'il ne se produirait plus dans les pays dirigés par des leaders autoritaires, dont la Hongrie, son pays d'origine où Viktor Orbán vient de perdre les élections législatives.

Pianiste de renommée internationale et artiste engagé contre l'extrême droite, András Schiff annonce qu'il prévoit de revenir jouer en Hongrie, son pays d'origine, après la défaite de son leader, l'autoritaire Premier ministre sortant Viktor Orbán, lors des dernières élections législatives. Ce dernier a été sèchement battu par Peter Magyar, figure conservatrice de l'opposition.

La Hongrie fait partie de la liste des pays dans lesquels le pianiste ne veut plus se produire, en signe de protestation contre les pouvoirs autoritaires. Interrogé par le New York Times, "il s'est dit stupéfait et ravi des résultats du scrutin et a réaffirmé qu'il tiendrait sa promesse de se produire à nouveau en Hongrie une fois qu'Orbán se serait retiré de la scène politique."

"J'avais dit que s'il n'était plus au pouvoir, je reviendrais. Et c'est ce qui se passe maintenant", explique-t-il au journal, assurant que son retour aurait lieu "cette année".

Ni Russie ni États-Unis

Connu comme étant l'un des plus grands pianistes de notre époque, András Schiff a également prévenu qu'il ne se produirait plus en Russie ou aux États-Unis, pour protester contre le "harcèlement inadmissible" de Donald Trump envers les autres pays du monde.

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"C'est une situation difficile pour moi. Je vais attendre que ça change", commente le maestro au New York Times, expliquant qu'il retournerait aux États-Unis quand Donald Trump aura rendu les clefs de la Maison Blanche. "Je ne comprends tout simplement pas comment on peut voter pour un monstre pareil, excusez-moi du terme", ajoute-t-il.