Il avait été admis, à l’origine, pour des difficultés motrices. Des soignants du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF), à Corbeil (Essonne), ont découvert des traces de cocaïne dans le corps d’un bébé de 16 mois à peine. Ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête de police, et le placement en garde à vue des parents de l’enfant.

C’est dans la journée du 14 avril qu’un couple se présente aux urgences pédiatriques de l’hôpital de Corbeil-Essonnes. Leur fils connaît des difficultés à se mouvoir. L’enfant est examiné, les soignants procèdent à un classique test d’urine. Rien ne semble bien inquiétant. Jusqu’au moment où, quelques jours plus tard, les résultats d’analyse tombent. Aussi improbable que cela puisse paraître, des traces de cocaïne sont mises en évidence dans l’organisme du bébé.

Un briquet à l’origine de l’ingestion ?

Ce mardi 21 avril, alors que l’enfant se porte mieux et doit sortir du CHSF avec sa mère, une information préoccupante est tout de même envoyée aux services de police. Décision est prise de placer en garde à vue les parents du bébé au commissariat de Sainte-Geneviève-des-Bois, toujours en Essonne.

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Selon les premiers éléments recueillis, le père aurait reconnu avoir consommé de la cocaïne peu avant l’hospitalisation de son enfant. Comment a-t-il pu ingérer le produit ? L’homme aurait expliqué avoir écrasé sa consommation avec un briquet, lequel s’est ensuite retrouvé entre les mains du bébé, puis dans sa bouche… Cette version reste cependant soumise à des vérifications. L’enquête ouverte pour « administration de substance nuisible à un mineur de 15 ans » se poursuit. Le bébé, lui, a été récupéré par les équipes de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

Sollicitée sur ce dossier, la direction du CHSF nous a répondu que « dans le respect du secret médical et professionnel, cette information ne peut être ni confirmée, ni infirmée ».