Plusieurs défaillances humaines et un défaut d’équipement sont à l’origine de la collision entre un avion et un camion de pompiers en mars à l’aéroport de New York-LaGuardia, révèle jeudi un rapport préliminaire du Bureau américain de la sécurité des transports (NTSB).
L’accident entre le CRJ-900 de la compagnie Jazz Aviation opérant pour le compte d’Air Canada et le véhicule de secours avait coûté la vie aux deux pilotes et fait plusieurs dizaines de blessés.
VidéoLes images de la collision entre l'avion et un camion de pompier à l'aéroport de LaGuardia
Selon les premiers éléments de l’enquête, qui confirment certaines informations partagées dans les jours après l’accident le 22 mars, une première erreur a été l’autorisation donnée par le contrôleur aérien aux opérateurs du camion de traverser la piste alors que l’avion était en approche.
Se rendant compte de sa méprise quelques secondes après, le contrôleur a ordonné aux secouristes de s’arrêter en lançant « stop stop stop ». Mais l’un des deux membres de l’équipage du camion a rapporté dans un premier temps n’avoir « pas su à qui ce massage s’adressait », écrit le NTSB.
Le 3e aéroport de New York
« Il a ensuite entendu Camion 1, stop, stop, stop et a compris que cela leur était destiné, réalisant alors qu’ils avaient pénétré sur la piste », poursuit le texte. Mais c’était trop tard pour éviter l’accident.
Le rapport met aussi l’accent sur l’absence de transpondeur à bord du véhicule de secours. Les enquêteurs affirment que cela aurait permis de signaler automatiquement au contrôle aérien que l’avion et le camion étaient sur une trajectoire de collision potentielle.
« Le système n’a pas pu croiser la trajectoire de l’avion avec celle du camion (…) et n’a donc pas détecté le risque de collision avec l’appareil à l’atterrissage », écrit le bureau d’enquête.