Les premiers signes d’une restriction économique mondiale ? Le Metropolitan Opera (Met) de New York (États-Unis) a annoncé jeudi l’échec d’un partenariat majeur avec l’Arabie saoudite en raison du contexte de guerre au Moyen-Orient, privant l’institution new-yorkaise d’une source de financement stratégique en période de fortes tensions budgétaires.

Dévoilé en septembre, le projet prévoyait des représentations annuelles du Met en Arabie saoudite ainsi que des programmes de formation artistique, en échange d’un soutien financier conséquent.

VidéoTrump assure que le prince d'Arabie Saoudite lui a « léché les bottes »

Mais « en raison de la situation économique actuelle en Arabie saoudite, l’accord que le Metropolitan Opera envisageait de conclure avec le ministère saoudien de la Culture a été annulé », a déclaré l’institution dans un communiqué, précisant que ce partenariat « aurait constitué une nouvelle source de revenus significative pour le Met ».

Selon le New York Times, l’accord aurait pu rapporter jusqu’à 200 millions de dollars (170 M d’euros), bien que les termes financiers n’aient jamais été rendus publics.

Les répercussions de la guerre en Iran

Le directeur général du Met, Peter Gelb, a expliqué au quotidien américain que le retrait saoudien était lié aux répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment sur les exportations de pétrole.

Cette annonce intervient alors que plusieurs médias ont rapporté que le fonds souverain saoudien envisagerait également de mettre fin à son soutien au circuit de golf LIV Golf à l’issue de la saison en cours.

Il y a quelques jours, le président des États-Unis, Donald Trump, avait étonné avec des propos jugés irrespectueux envers la famille royale saoudienne : « Il ne pensait pas qu’il en viendrait à me lécher les bottes (NDLR : kiss my ass dans sa version originale), et maintenant il doit être gentil avec moi », avait dit Trump à propos du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Cette sortie a-t-elle joué dans le retrait saoudien ?