Il y a trois voitures chez Aurore et Frédéric, depuis que leur fille de 17 ans a décroché son permis et possède la sienne. Trois véhicules de plus de dix ans qui roulent tous au gazole. Quand on habite une zone rurale de la grande banlieue parisienne, faute de transports en commun et vu les distances, c’est la norme. Alors, les compteurs kilométriques des autos tournent tous les jours et ceux des pompes à essence des stations s’affolent depuis le début de la crise pétrolière, il y a plus de six semaines.
« Je vais où le gazole est le moins cher » : ces grands banlieusards victimes de l’explosion des prix du carburant