Le 10 avril dernier, une adolescente de quinze ans a été agressée à coups de couteau dans l’enceinte de son lycée, à Ancenis, près de Nantes au sein du lycée Joubert-Maillard à Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique). Deux semaines après les événements, le frère du suspect prend la parole dans une interview à Ouest-France.
Non pas pour défendre son geste, mais pour dénoncer le manque de prise en charge des services de l’état, qui aurait selon lui, pu permettre d’éviter le drame. Son frère de 25 ans, résidant en Mayenne, explique que « c’est lui qui tenait l’arme, mais des professionnels de santé auraient pu le désarmer avant les faits du 10 avril ». Désarmer, dans un sens « symbolique », précise-t-il.
La victime a été opérée de trois plaies et ses jours ne sont plus en danger. « On pense à sa famille », confie le frère, incluant la sœur aînée et la mère de l’adolescent.
Sa mère avait demandé sa prise en charge
Nos confrères précisent que le suspect est incarcéré dans une prison pour mineurs depuis sa mise en examen pour tentative d’assassinat le 12 avril. « On en veut un peu à l’hôpital… », confie son grand frère. Car le lycéen avait récemment été pris en charge par les secours. Sa mère avait dû faire face à « deux tentatives de suicide » de l’adolescent. « Elle avait demandé qu’il soit pris en charge, hospitalisé en psychiatrie, soigné », assure le grand frère.
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Trois semaines avant son attaque, l’adolescent avait « fait l’objet de recherches dans la nuit du 23 au 24 mars », sa mère ayant signalé sa fugue avec « des intentions suicidaires ». Après que le garçon a été retrouvé par les forces de gendarmerie, sa mère a réclamé son hospitalisation dans un établissement psychiatrique, « compte tenu de ses fragilités », avait confirmé le procureur de la République de Nantes, mi-avril.
« Un manque d’écoute »
« Il n’est resté que quelques heures aux urgences… », regrette son frère. « Ma mère a tout fait pour le protéger. Elle a même demandé au lycée qu’il puisse bénéficier d’horaires aménagés, mais ce n’était pas possible sans prescription médicale », partage-t-il. Ce dernier précise qu’elle a alors cessé son travail de soignante pour être présente, « pouvoir s’occuper de lui ».