Les deux CRS placés en garde à vue pour violences et vol aggravés mercredi à Nice (Alpes-Maritimes) vont être déférés ce vendredi avant de « comparaître devant le tribunal correctionnel le 1er juin 2026 », indique le procureur de la ville Damien Martinelli dans un communiqué. Ils seront jugés pour violences et vol.

« Le juge des libertés et de la détention est saisi d’une demande de placement sous contrôle judiciaire jusqu’à l’audience avec l’interdiction de détenir ou porter une arme, l’interdiction de contact entre les deux mis en cause et l’interdiction de paraître à Nice », affirme la même source.

Placés en garde à vue à la suite d’une vidéo

Ces deux CRS, en déplacement à Nice, avaient été placés en garde à vue à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant deux personnes s’en prendre violemment à un jeune homme. Cette vidéo a été filmée par un voisin de la victime samedi vers 5 heures du matin, dans le quartier de l’Ariane à Nice, et diffusée par le quotidien Nice-Matin.

Une plainte avait été déposée samedi par l’homme agressé, né en 2003. Dans celle-ci, le jeune homme affirmait qu’une « dispute [avait] éclaté avec deux individus alcoolisés qui pensaient avoir été insultés par lui alors qu’il téléphonait dans sa voiture ». La vidéo montre le plaignant recevoir notamment un violent coup de pied dans le dos de la part d’un des mis en cause alors qu’il se trouvait en bas de son domicile.

[REDIFF] Le tueur fou de l’Oise se cachait parmi les gendarmes Écouter

Le parquet explique que les deux fonctionnaires de police, affectés dans une compagnie de CRS en déplacement à Nice et nés en 1998 et 1999, se sont présentés ce mercredi aux services de police avec leur hiérarchie avant d’être placés en garde à vue.

Selon le parquet de Nice, lorsque la victime a demandé à son voisin d’appeler la police, les deux mis en cause ont indiqué que « c’était eux la police ». Par ailleurs, l’un des hommes lui a dérobé « différents objets tombés dont une somme de 100 euros et son permis de conduire », d’après le parquet.

La version de la victime confortée par la vidéosurveillance

Selon le communiqué diffusé ce vendredi, l’analyse de la vidéoprotection de la ville de Nice a permis de « conforter les déclarations de la victime qui se trouvait dans son véhicule lorsqu’un des deux mis en cause venait à son contact ».

« Après un court échange, le même individu sortait la victime du fourgon en l’attrapant par le cou et la poussait. La victime s’éloignait pour s’extraire de ces premiers échanges et était rattrapée ensuite avant de recevoir des coups et d’être mise au sol où elle était de nouveau frappée, à titre principal par le même mis en cause. Le second individu était vu au contact de la victime au sol et en train de récupérer différents éléments présents sur le trottoir », affirme le parquet. « Les images permettaient également d’envisager au travers de leurs attitudes et déplacements que les deux mis en cause étaient en état d’ébriété avancé », poursuit-il.