Un peu comme l’adage qui veut les cordonniers sont les plus mal chaussés, les garagistes ne sont pas nécessairement des conducteurs exemplaires. La preuve avec Renaud G., 48 ans, dont la façon de conduire a attiré l’attention d’une patrouille de gendarmerie, le 19 avril dernier, à Saint-Maximin. Tandis que les forces de l’ordre mettent le gyrophare et l’avertisseur sonore pour que le conducteur s’arrête, Renaud G. accélère et prends la fuite, commettant un refus d’obtempérer.

À plusieurs reprises, alors que les gendarmes sont à sa hauteur et même passent devant lui pour le forcer à stopper, le quadragénaire manœuvre pour échapper au contrôle. Il tente de se réfugier dans un garage de la zone de Saint-Maximin mais se retrouve bloqué sur un parking.

Les gendarmes comprennent vite les raisons pour lesquelles Renaud G. ne tenait pas être contrôlé. Son permis de conduire est invalide depuis 2022, il n’a pas d’assurance, est positif aux stupéfiants et à l’alcool, avec un taux de 0,72 mg par litre d’air expiré, soit quasiment 1,5 g d’alcool par litre de sang.

« J’avais bu deux ou trois bières fortes juste avant, et fumé un peu de cannabis avec un ami », confesse Renaud G. à l’audience. Le problème, c’est qu’avec 17 mentions sur son casier judiciaire, il ne peut pas prétendre ne pas avoir été averti sur les conséquences de son comportement désastreux au volant.

« Il a déjà bénéficié de toutes les mesures possibles »

« Il a déjà bénéficié de toutes les mesures possibles, que ce soit le sursis probatoire ou même le bracelet électronique », sans succès, constate la substitute du procureur. « Je ne vais même pas discuter sur le quantum de la peine, prévient Me Imed-Eddine Abderhim, l’avocat de Renaud G. Je vais juste demander qu’il ne soit pas maintenu en détention, son fils se marie dans quelques jours. »