Manon Relandeau, agricultrice de 31 ans, n'a plus donné signe de vie depuis le 27 mars dernier, alors qu'elle avait été vue à Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique. Son compagnon est suspecté de "meurtre" et d'"enlèvement sur mineure" après être parti avec leur fille de 15 mois en Algérie. La sœur de Manon, Ophélie, témoigne de la solidarité entre ses proches.

L'angoisse grandit chez les proches de Manon Relandeau alors qu'elle a disparu depuis bientôt un mois. Un appel à témoin a été lancé le mercredi 22 avril pour retrouver l'agricultrice de 31 ans, qui n'a plus donné signe de vie depuis le 27 mars dernier à Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique. Une enquête est ouverte pour "meurtre par conjoint" et "enlèvement de mineure" après le départ de son compagnon, qui a quitté la France avec leur fille de quinze mois peu avant la déclaration de sa disparition.

Au micro d'Ici Loire Océan, Ophélie Relandeau, la sœur de l'agricultrice, témoigne ce vendredi 24 avril de l'inquiétude partagée par ses proches et de la solidarité mise en place entre eux. "On essaye de se soutenir le plus possible avec la famille, d'être soudés, de s'envoyer des bonnes ondes, de se serrer les coudes un maximum", partage-t-elle au média local.

"C'est très difficile de ne pas savoir si elle est en vie, si elle est dans de bonnes conditions. C'est d'autant plus difficile depuis que c'est médiatisé, de voir tout ce qui se dit sur les réseaux et à la télé", relate-t-elle.

Ophélie décrit sa sœur, avec qui elle a quatre ans d'écart, comme une personne "plutôt réservée, très douce, très gentille, qui essaye d'apporter de l'aide quand elle peut, très dévouée et à l'écoute". Ophélie ajoute que Manon a "une grande passion pour les animaux".

"C'est pas facile d'être loin"

À Saint-Étienne-de-Montluc, Manon Relandeau possède un élevage de vaches et une pension pour chevaux de 65 hectares. Une propriété bien loin d'Ophélie, qui habite le sud de la France, relate Ici Loire Océan. En l'absence de la propriétaire, plusieurs éleveurs locaux se sont organisés pour s'occuper des animaux de Manon. "C'est un soutien hyper important pour nous", remercie sa sœur.

Pour sa part, cette dernière explique avoir "pu faire l'aller-retour deux fois", mais se désole: "On ne peut pas faire grand-chose à part se soutenir et essayer de faire ce qu'on peut à la ferme. C'est pas facile d'être loin, c'est sûr".