Sur le site marchand chinois Alibaba, un jeu de 500.000 données de santé anonymisées, et appartenant à des volontaires anglais, a été brièvement accessible à l'achat. Le gouvernement a réfuté toute faute ou cyberattaque.

Les données médicales anonymisées de 500.000 personnes ont été temporairement proposées à la vente sur un site appartenant au chinois Alibaba, ont indiqué jeudi la base de données biomédicales pour la recherche UK Biobank et le gouvernement britannique, précisant qu'il ne s'agissait ni d'une fuite, ni d'une cyberattaque.

"Il s'agit d'un téléchargement légitime par une organisation légitimement accréditée. Et c’est là le problème qui a été identifié", a déclaré devant le Parlement, Ian Murray, secrétaire d'Etat à la Technologie, soulignant que "trois établissements de recherches" chinois "ont été identifiés comme ayant téléchargé certains jeux de données".

"La manière dont ces données sont ensuite parvenues des établissements concernés au site web d’Alibaba reste encore à clarifier", a-t-il ajouté.

Des données de volontaires britanniques dans la nature

Les données médicales en question concernent un demi-million de volontaires britanniques, tirées de la base qu'UK Biobank a mis à disposition de la recherche.

Dans un communiqué, son directeur général, le Professeur Rory Collins, explique que son organisation a découvert "la semaine dernière" des annonces "proposant un accès" à ces données, "qui ne contenaient aucune information personnelle identifiante".

"Avec le soutien des gouvernements britannique et chinois, Alibaba a rapidement supprimé ces annonces avant que n'ait lieu la moindre vente", assure-t-il, expliquant que l'accès à la plateforme était pour le moment suspendu.

Le secrétaire d'Etat Ian Murray a précisé que "trois annonces semblant proposer à la vente ces données "ont été repérées", dont au moins une "semblait contenir des données concernant l'ensemble des 500.000 volontaires".

"Biobank nous a indiqué que ces données ne contenaient ni noms, ni adresses, ni coordonnées ni numéros de téléphone des participants", a-t-il souligné, précisant cependant que celles-ci pouvaient inclure le sexe, l'âge, le mois et l'année de naissance, la situation socio‑économique ou les habitudes de vie.