On l’appela Intelligence. Il n’était ni planté dans la terre ni nourri par la pluie, mais suspendu dans les nuées invisibles, tissé de chiffres et de signes qui serpentaient sur son tronc et promettaient tout : savoir sans apprendre, produire sans effort, décider sans douter… Et les hommes dirent : « Mangeons de la data, et nous serons comme des dieux. » Et ces couillons goûtèrent à la barbe-à-datas. Aussitôt, leurs mains devinrent molles, leurs gestes, inutiles, leurs pensées, courtes, leurs œuvres, copiées-collées. Ce que l’homme faisait en trente-cinq heures, la machine le fit en un instant.
Au commencement, l’homme travaillait…