La mort de l’enseignante avait secoué la communauté éducative, une minute de silence étant observée le lendemain dans les établissements scolaires du pays. 16 ans de réclusion ont été requis contre le jeune homme de 19 ans pour le meurtre d’Agnès Lassalle, enseignante de 53 ans tuée d’un coup de couteau à la poitrine en 2023
Le 22 février 2023, cette femme de 53 ans qui enseignait l’espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), a été tuée d’un coup de couteau à la poitrine.
Ce matin-là, alors que le cours touche à sa fin, l’adolescent alors âgé de 16 ans se lève, verrouille la porte de la salle et se retourne pour aller frapper la victime au niveau du cœur avec un couteau de cuisine, « d’un coup sec » selon ses camarades qui prennent la fuite.
L’accusation avance la préméditation
La personnalité de l’accusé, âgé de 19 ans aujourd’hui, a été au centre des débats durant quatre jours d’audience à huis clos, du fait de sa minorité au moment des faits. Prémédités, selon l’accusation : la veille, l’adolescent avait récupéré le couteau chez son père, l’enroulant dans du papier essuie-tout et le glissant dans son sac pour aller au lycée le lendemain.
À voir aussi
Suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide, il a expliqué notamment qu’une « petite voix » l’aurait incité à « faire le mal ».
Les expertises psychiatriques réalisées pour évaluer sa responsabilité pénale s’avèrent contradictoires. L’une a écarté tout « trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes », une autre parle d’un discernement « légèrement altéré », qu’un dernier rapport remis en novembre 2024 a jugé « aboli » au moment des faits.