En clair, la ville reproche à l’ancien ministre de l’Intérieur de faire du quartier Pablo-Picasso et de ses habitants l’arrière-plan de son discours mêlant désordres migratoires et sécuritaires. Car au pied des tours Aillaud, Bruno Retailleau — entouré d’une nuée de caméras et de micros, et accompagné du sénateur Roger Karoutchi, du rapporteur du Budget, Philippe Juvin, et de la conseillère municipale d’opposition Hélène Matouk — a énoncé les grandes lignes de son plan, qui vise à boucler 24 heures sur 24 les quartiers « gangrenés par le trafic de drogue » afin de faire face « à la submersion de poudre blanche ».