Londres a réaffirmé sa souveraineté sur les îles Malouines, également appelées îles Falkland, après la fuite d’informations laissant entendre que Washington pourrait revoir sa position sur le sujet. « Les îles Falkland sont britanniques. La souveraineté appartient au Royaume-Uni, l’autodétermination appartient aux insulaires », a écrit la cheffe de la diplomatie britannique Yvette Cooper à propos de l’archipel de l’Atlantique sud revendiqué par l’Argentine.
The Falklands Islands are British - sovereignty rests with the UK, self-determination rests with the islanders.
As Stephen Doughty said in Parliament again this week, our commitment to the Falklands is unwavering. https://t.co/4eHD3KyNZV — Yvette Cooper (@YvetteCooperMP) April 24, 2026
« Le Premier ministre a été clair à plusieurs reprises : il ne cédera à aucune pression. Il défendra toujours fermement les intérêts nationaux du Royaume-Uni, et la question des Malouines ne fait pas exception », a indiqué une porte-parole du chef du gouvernement Keir Starmer, particulièrement ciblé par Donald Trump ces dernières semaines.
Selon un courriel interne du Pentagone, cité vendredi par l’agence Reuters, les États-Unis envisagent deux options pour « punir » les alliés de l’Otan qui n’auraient pas soutenu les opérations américaines en Iran. Ces options comprennent la suspension de l’Espagne de l’organisation transatlatique pour avoir refusé que Washington utilise ses bases militaires et la possibilité de réévaluer le soutien diplomatique aux « possessions impériales » européennes de longue date. Le courrier mentionne explicitement les îles Malouines, revendiquées par l’Argentine mais dont Washington reconnaît la souveraineté britannique.
Un territoire toujours convoité par l’Argentine de Milei
En 1982, cet archipel d’à peine 3 600 habitants a fait l’objet d’une guerre entre l’Argentine, aux mains à l’époque d’une dictature militaire, et la Grande-Bretagne. Des soldats argentins avaient alors débarqué sur les îles Malouines situées à proximité de ses côtes, provoquant une réponse armée britannique. 650 soldats argentins et 255 soldats britanniques sont morts lors de ce conflit long d’à peine deux mois et qui s’est soldé par la capitulation de l’Argentine.
À l’époque, les États-Unis avaient tenté une médiation entre les deux belligérants avant d’apporter leur soutien au Royaume-Uni à travers un soutien logistique et en fournissant des renseignements.
Vidéo[PODCAST] Qui est Javier Milei, nouveau président argentin
Plus de quarante ans plus tard, le président argentin Javier Mileil, proche allié de Trump remet régulièrement la question de la table. « Nous faisons tout ce qui est humainement possible pour que les Malouines argentines retournent aux mains de l’Argentine », a encore déclaré jeudi le président libertarien lors d’une interview. En décembre le dirigeant avait indiqué au Telegraph que des négociations étaient en cours pour lever l’embargo sur les armes argentine décidé par Londres pour se prémunir d’une nouvelle invasion. Des affrirmations réfutées par un porte-parole du gouvernement britannique, cité par le Guardian.
En 2013, les habitants de l’archipel avaient voté à 99,8 % pour conserver le statut de territoire britannique d’outre-mer.