Quand on l’interroge sur les suppressions de courses pour « contrainte d’exploitation », un conducteur du réseau Roissy-Est, au volant de bus Keolis depuis vingt ans, nous sourit. « Manque de main-d’œuvre, plutôt », rectifie-t-il. « Il faut recruter et commencer par rendre le job plus attractif parce que les nouveaux, on les paie 1 600 euros net par mois en leur imposant une coupure de quatre ou cinq heures en milieu de journée. Ils vont voir ailleurs », lance-t-il, fataliste. Les portes se ferment, son bus redémarre.
Bus et cars supprimés en grande couronne : pourquoi ça coince