Le portail de l'ANTS est inaccessible depuis vendredi 24 avril au soir. Le site fait l'objet d'opération de "maintenance" après l'attaque informatique qui a visé l'agence chargée des demandes de pièces d'identité le 15 avril dernier.
Après l'attaque informatique massive dont elle a été victime, l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) contrainte de fermer son site. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a indiqué que ants.gouv.fr serait en effet fermé "pour maintenance" à compter du vendredi 24 avril, 19h30. Il était encore inaccessible ce samedi.
Durant cette opération visant à renforcer la sécurité du portail, "l’accès aux démarches de demande de titres et à leur suivi sera momentanément indisponible".
Les pages d’information du portail resteront quant à elles accessibles pour accompagner et renseigner les usagers", a précisé le ministère, ajoutant que "tous les moyens sont mis en œuvre pour que cette opération de maintenance soit effectuée dans les meilleurs délais".
Près de 12 millions de comptes concernés par la fuite de données
Cette fermeture du site de l'ANTS, qui gère notamment les demandes de pièces d'identité, intervient dix jours après la fuite de données massive dont a été victime l'agence.
Le 15 avril dernier en effet, l'ANTS avait dit avoir "détecté un incident de sécurité" qui pourrait impliquer des données de particuliers et de professionnels. Quelques jours plus tard, le ministère de l'Intérieur annonçait que "11,7 millions de comptes" étaient concernés par cette attaque.
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Les données concernées seraient "des données d'identification: identifiant de connexion, civilité, nom, prénoms, adresse électronique, date de naissance, identifiant unique du compte; et le cas échéant, d'autres données qui ne sont pas systématiquement présentes dans les comptes: adresse postale, lieu de naissance, téléphone", avait encore détaillé le ministère.
Un signalement a été transmis à la procureure de la République de Paris en application de l'article 40 du code de procédure pénale en vue de l'ouverture d'une enquête, depuis confiée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC). Le ministre Laurent Nuñez a également saisi "l'Inspection générale de l'administration pour établir la chaîne de responsabilité dans cet incident sérieux, la sûreté numérique étant un enjeu collectif majeur".