L’association PETA, qui milite pour un traitement éthique des animaux, ne posera pas de plaque commémorative à Framerville-Rainecourt (Somme) en mémoire des veaux qui ont trouvé la mort le 9 avril dernier sur l’A29. Dans la matinée, à hauteur de la commune, un camion transportant 306 jeunes bovins s’était couché sur l’autoroute : 107 n’ont pas survécu.
L’association avait pris contact avec le maire, Jean-Philippe Avenel, pour leur rendre hommage. Elle avait prévu d’inscrire, à côté de l’image d’un jeune bovin : « En souvenir des veaux qui ont souffert et sont morts dans un accident de camion sur cette route. Devenez végan. » Elle a reçu une fin de non-recevoir de la part de l’élu. Également éleveur, il argumente notamment que l’accident s’est déroulé sur un secteur géré par la SANEF et qu’il veut rester neutre.
« On espère qu’un jour nous recevrons un oui »
Pour PETA, les animaux élevés et tués pour la nourriture souffrent du jour de leur naissance jusqu’au jour où ils sont chargés dans des camions pour leur « voyage terrifiant jusqu’à l’abattoir, où on les égorge, parfois alors qu’ils sont encore conscients ».
« Quasiment chaque semaine, il y a des accidents de la route mortels impliquant des bétaillères ou d’autres camions de transports d’animaux. Les survivants finissent tout de même à l’abattoir », rapporte Anissa Putois, responsable communication et campagnes de PETA.