Lors d’un sommet européen informel à Nicosie, le 24 avril 2026. JEWEL SAMAD / AFP

Il y a un an et demi, l’événement aurait paru incongru. Vendredi 24 avril étaient réunis à Chypre, sur la même scène, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen, Antonio Costa, le président chypriote, Nikos Christodoulides, hôte de ce sommet européen informel, ainsi que les présidents libanais, Joseph Aoun, et syrien, Ahmed Al-Charaa.

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Que l’ancien chef de l’armée libanaise et l’ancien chef djihadiste viennent discuter avec les dirigeants européens fait partie d’un « moment de maturité politique qui consacre une nouvelle réalité géopolitique », a expliqué devant a presse le nouvel homme fort de Damas depuis la chute de Bachar Al-Assad, en décembre 2024. Mais les Européens avaient-ils le choix ? Aujourd’hui, a rappelé M. Christodoulides, « la sécurité et la stabilité de cette région sont étroitement liées à celles de l’Europe : il s’agit d’un voisinage crucial ».

Alors que les Etats-Unis ont annoncé la reconduction d’un cessez-le-feu dans leur guerre contre l’Iran et dans celle menée par Israël contre le Hezbollah, le mouvement chiite proiranien au Liban, les Européens ont salué la décision de Washington. « C’est une étape bienvenue », a assuré Antonio Costa, qui a appelé également à la réouverture du détroit d’Ormuz, au désarmement de l’Iran et à la fin des attaques contre le Liban.

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