Vinicius, Arda Güler et Gianluca Prestianni (à droite), lors du match de barrage aller de la Ligue des champions entre le Benfica Lisbonne et le Real Madrid au stade La Luz de Lisbonne, le 17 février 2026. PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

Le joueur argentin du Benfica Lisbonne, Gianluca Prestianni, se savait sous le coup d’une lourde suspension depuis plusieurs semaines. Le couperet est tombé, vendredi 24 avril, à l’issue de la procédure disciplinaire lancée par l’Union des associations européennes de football (UEFA), après l’incident qui s’était déroulé lors du match de barrage aller de la Ligue des champions, le 17 février, entre le Real Madrid et le club portugais.

Gianluca Prestianni a donc officiellement été suspendu six matchs, dont trois avec sursis, pour comportement « discriminatoire » – « homophobie », comme le précise la décision de l’UEFA. Le joueur de 20 ans s’en était pris à Vinicius, attaquant brésilien des Merengue, en l’insultant tout en couvrant sa bouche avec sa main. L’arbitre avait interrompu la rencontre pendant dix minutes et l’Argentin avait ensuite été privé du match retour, en vertu d’une sanction provisoire de l’instance européenne.

En condamnant finalement le milieu pour « conduite homophobe » plutôt que pour injure raciste, comme l’indique son communiqué, la chambre disciplinaire de l’UEFA valide la ligne de défense de Gianluca Prestianni. Vinicius s’était en effet plaint d’avoir été traité de « singe », ce qu’avait réfuté l’Argentin sur son compte Instagram, arguant que le Madrilène avait « malheureusement mal interprété ce qu’il a cru entendre ».

Gianluca Prestianni se défend à la télévision argentine

Après la partie, Kylian Mbappé avait estimé que le joueur du Benfica Lisbonne ne « méritait pas de disputer la Ligue des champions ». « L’UEFA essaie de faire bouger les choses, mais il s’agit d’un cas grave et j’espère que des décisions seront prises, avec calme », avait ajouté l’attaquant français du Real Madrid.

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Après sa suspension provisoire, Gianluca Prestianni avait de son côté estimé, lors d’une interview à la chaîne argentine Telefe, avoir été sanctionné « sans preuves ». « Je pensais à mon père, ma mère, mes grands-parents, au fait qu’on dise tant de choses qui ne me correspondent pas et qui ne se sont pas produites. C’est moche et ça fait très mal », avait-il avancé. Selon ESPN, le joueur du Benfica s’est défendu auprès de l’UEFA en assurant avoir proféré une insulte homophobe, et non raciste, en espagnol.