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PORTRAIT - La CGT poursuit au pénal le président du conseil départemental du Finistère, qui a lancé, il y a trois ans, un plan de réduction des aides sociales injustifiées. Une bataille qu’il est en train de gagner.

Jadis, la langue celte était le cheval d’orgueil des druides, rebouteux, maraîchers de la Bretagne rebelle. Désormais, ce sont les allocations sociales qu’ils veulent sauver. Ils ont donc saisi le tribunal judiciaire de Brest, qui examinera le 15 juin prochain la plainte déposée par la CGT à l’encontre du président du département, Maël de Calan. C’est la première fois que le syndicat dépose au pénal une plainte pour « harcèlement moral institutionnel », afin de défendre six allocataires du RSA, soit un peu plus de 600 euros mensuels chacun.

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La CGT veut stopper cette « machine à broyer » qui a lancé la « chasse aux pauvres ». La surenchère des indignations est-elle ici justifiée, ou bien faut-il y voir plutôt une nécessaire et bien modeste « chasse au gaspi » ? La présidente du tribunal a suggéré que cette querelle n’avait rien de pénal lors de l’audience préalable, le 30 mars dernier : « C’est un débat administratif et politique qui pourrait rester sur le terrain…