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DÉCRYPTAGE - Accusé par son propre camp de vouloir « faire la planche » jusqu’à la fin du quinquennat, le premier ministre a pris à bras-le-corps le dossier du logement. Tout en haussant le ton contre les oppositions et… ses alliés.

D’habitude peu enclin à se déplacer, Sébastien Lecornu prend cette fois son temps. Bercé par les chants arméniens à l’issue d’une longue cérémonie de commémoration du génocide, le premier ministre se laisse aller aux selfies, serre les mains qui se présentent à lui et échange quelques mots avec les représentants d’une communauté qui compte à Marseille. Son souhait d’apparaître comme un premier ministre réfractaire à la communication le conduisait jusqu’alors à peu sortir de Paris, hormis pour se rendre dans son fief normand de Vernon. Mais, convaincu de ne pas s’enfermer dans un rôle de ministre des Relations avec le Parlement, il multiplie désormais les déplacements. Après Bordeaux et avant Toulouse, il explore la deuxième ville du pays.

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Ce vendredi tous les élus qui comptent sont là, du maire socialiste fraîchement réélu, Benoît Payan, qu’il a rencontré dès son arrivée la veille, à la présidente du département, Martine Vassal, jusqu’aux députés Franck Allisio (RN) et Sébastien Delogu (LFI)…