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REPORTAGE - Situées à une centaine de kilomètres de Paris, les deux communes du Loiret n’étaient pourtant pas les plus favorables au parti à la flamme. Des victoires municipales serrées dans des villes très différentes.
Ses cours d’eaux lui valent le charmant surnom de «Venise du Gâtinais». La commune de Montargis (Loiret), qui compte 15.000 habitants, entretient aussi sa réputation grâce à ses délicieuses pralines de la Maison Mazet, la plus vieille confiserie de France. Depuis le 22 mars, Montargis et Amilly (15.000 habitants), séparées par quelques kilomètres, sont tombées dans le giron du Rassemblement national (RN). «C’est passé comme une lettre à la poste», raconte Karim Saoucha, commerçant installé dans les deux communes.
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Dans l’artère principale du centre-ville de Montargis, rue Dorée, résonne la chanson des Enfoirés «Tout se casse». Comment ne pas faire un lien avec les émeutes de 2023, lors de l’affaire Nahel, qui avaient saccagé de nombreux commerces de la ville, faisant le tour des journaux télévisés. «On en a parlé jusque dans le Sud chez ma sœur», déplore ce couple d’anciens bouchers en promenade matinale, en désignant l’ancien emplacement de la pharmacie, qui a entièrement brûlé.
Match serré
Le souvenir…