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REPORTAGE - Cela fait vingt ans que les Gazaouis n’ont pas voté. Ce week-end, les habitants des deux territoires palestiniens sont appelés aux urnes, alors que le plan de paix américain pour Gaza s’enlise. Un double scrutin municipal qui met à l’épreuve deux pouvoirs en crise.

Cela faisait vingt ans que les Palestiniens de Gaza n’avaient pas voté. Samedi 25 avril, une infime partie d’entre eux se rendront aux urnes. Seuls les habitants de Deir al-Balah, l’une des rares localités gazaouies épargnées par l’offensive terrestre israélienne en cours depuis deux ans et demi, participeront aux élections municipales palestiniennes. Alors que le processus de paix engagé par Donald Trump s’enlise, ces élections s’annoncent comme un baromètre de la popularité pour le Hamas, qui contrôle toujours la moitié de l’enclave et refuse de se désarmer. Depuis 2006 et la prise du pouvoir du Hamas, aucune élection n’avait été organisée. Gaza a connu cinq guerres. La dernière, celle qui a suivi le massacre du 7 octobre 2023, a ravagé l’enclave. « Nous attendons ça depuis tellement longtemps », confie Massoud, 23 ans, joint par téléphone. « Je n’ai aucun souvenir d’élection ici à Gaza. Après tout ce qu’on a enduré, peut-être que ça peut changer les choses », espère-t-il.

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